‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 665 sur 1164 · Froth. ep., 20, Ep., V, 290. Cf. fasc. 1, p · texte numérisé non relu

Froth. ep., 20, Ep., V, 290. Cf. fasc. 1, p

4. : « Hanc vero per beneficium nostrum quidam hispanus nomine Josep actenus teuuit ». Il n'est guère vraisemblable que, sitôt après avoir recouvré effectivement un domaine de Saint-Epvre, l'évêque de Toul l'ait spontanément cédé à un espagnol. Cet étranger appartient évidemment à la « familia domni imperatoris », comme la veuve et l'enfant qu'il laisse et, comme le miles bénéficier de l'église de Toul que signale une autre lettre (17; cf. fasc, 1, p. 153), devait service au palais. Il a dévasté et ruiné le domaine ; Frothaire lui eut évidemment retiré la jouissance d'une terre qu'il exploitait abusivement, si l'évêque en avait eu la liberté. Au reste, la démarche faite par la veuve pour obtenir du palais le bénéfice marque bien que telle avait été la condition du bénéfice détenu par son époux. Il se pourrait qu'en rendant à Frothaire un bien tenu à tort pour fiscal et qui était dans Vindominicatum impérial, Louis le Pieux ait stipulé que l'évêque le céderait en bénéfice à un serviteur du prince. Mais la politique ecclésiastique de l'empereur excluait l'institution de nouveaux bénéfices verbo régis aux dépens des églises (cf. fasc. i, p. i48et suiv.). Au contraire, si le domaine était déjà tenu en bénéfice par ce Joseph, on comprend «lue l'empereur lui en ait réservé l'usufruit et que l'évêque le lui ait cédé en précaire.

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