‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 876 sur 1164 · EXEMPTION DU GÎTE DES « MISSI · texte numérisé non relu

EXEMPTION DU GÎTE DES « MISSI

l'occasion du gîte1. Puisque lui-même, quand il venait prier à ce monastère, renonçait à rien exiger, ses mandataires ne pouvaient à coup sûr rien réclamer à Solignac en vertu des tractoriae. Les églises ont obtenu quelquefois d'être expressément affranchies de toutes fournitures envers les envoyés du roi. Un certain nombre de diplômes d'immunité interdisent aux missi venus du palais, comme à tout autre agent du roi, de pénétrer sur les terres de l'église et d'y prendre gîte 2 ; mais cette clause, à supposer qu'elle fasse obstacle à l'exécution d'une tractoria 3, disparaît le plus souvent, dès le temps de Louis le Pieux, de la formule du privilège. En 832, par égard pour la pauvreté des moines d'Hasenried, Louis le Pieux décide que leurs domaines seront exempts de toutes fournitures envers les ambassadeurs et les missi discurrentes, comme vis à vis du roi et de ses fils 4. Louis le Bègue stipule, le 24 juillet 878, qu'aucun missus discurrens, aucun duc, abbé, comte ne pourra, pas plus que lui-même, prendre gîte chez les chanoines de Saint-Martin de Tours 5. Une formule royale du recueil de Saint-Gall interdit aux missi, comme aux comtes et aux juges, de réclamer l'hospitalité dans un domaine donné au monastère et d'exiger du fourrage pour leurs chevaux et ceux de leuis hommes6. De même, le capitulaire italien de

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