Ueber einige etc., p
9. Ajoutez L. 7, I 3, L. 9, pr. D. eod. et Inst.. II, i, || 3i, 32 : Rationem enim non permittere ut alterius arbor esse intelligatur quam ctijus in fiindum radiées egisset. — Plantœ quce terra coalescunt, solo cediint.
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Ainsi^ lorsque Tarbrc n'a pas encore pris racine, lorsqu'il ne s'est pas encore nourri des sucs de la terre, il n'y a point de mutation de la propriété civile, et la revendication compète au propriétaire du terrain dont l'arbre a été arraché.
Dans le cas contraire, Tarbre devient la propriété du propriétaire du sol où il été transplanté, si bien que, vint-il à être déraciné, son ancien propriétaire ne pourrait le revendiquer.
Voilà les règles du jus civile.
Mais Ulpien, adoptant la doctrine enseignée bien avant lui par Nerva et Varus, donnait l'action réelle utile à cet ancien propriétaire.
25o. — Cette action, cette revendication fictice '^ ne peut pas être une revendication avec la fiction que l'arbre n'a pas pris racine; cela nous mènerait en effet à un résultat peu raisonnable :
A quoi servirait d'avoir distingué suivant que l'arbre a pris ou non racine, si l'on devait aussitôt détruire cette distinction par une fiction ? D'ailleurs cette fiction aurait pour résultat d'enlever Tarbre au propriétaire du sol; tout au plus ce dernier pourrait-il opposer l'exception de dol, si le demandeur n'offrait pas de lui rembourser la plus value que l'arbre a acquise aux dépens du sol ; mais en offrant cette indemnité l'ancien propriétaire de l'arbre pourrait toujours en obtenir la restitution. Alors à quoi bon en avoir attribué la propriété au maître du sol, si c'était pour la lui enlever ?
Enfin remarquons les expressions dont se sert Ulpien : « Nerva et Varus datant » : ces jurisconsultes donnaient l'action réelle utile. Il s'agit donc d'une action réelle utile déjà connue^ usitée., autrement, s'il s'agissait d'une formule à construire tout exprès, on ne di-