Vangerow, Lehrbuch, I, | 3 33, n. II, 1 h
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traire de supposer que, dans la première partie du texte, Xératiusconsidèretoujourslc premier acquéreurcomme détendeur. Entin, quand il nous dit que celui qui a a reçu tradition le premier doit toujours être protégé, qu'il ait acquis du môme vendeur ou non, cela implique, û contrario mais très certainement, que celui qui reçu tradition le dernier, même s'il est défendeur, même s'il a acquis d'un autre vendeur, ne sera pas protégé, n'obtiendra pas gain de cause, ce qui est inexact d'après la L. g, § 4, D., //. /.
Cette explication est donc forcée.
\'angero\v invoque à l'appui la Scholie i. Bas. Siipfleju. XV, 2, g, que Zachariae par conjecture attribue à Stéphane. — Il est bien vrai que telle est l'explication que le Scholiaste donne du texte deNératius, mais pour le texte de Julien l'explication du Scholiaste est toute autre que celle qu'indique Vangerow.
D'ailleurs la Scholie est à peu près inintelligible; on se perd dès qu'on veut serrer le raisonnement de près, et toute personne sans prévention reconnaîtra, croyonsnous, que le Scholiaste s'y est perdu lui-même. Nouvelle preuve de l'impossibilité d'une conciliation.
225. — L'explication de Huschke, p. g4 et s. est encore plus forcée que la précédente. Elle est encore plus difficile à saisir; nous allons essayerpourtant d'en donner une idée.
Pour la comprendre, il faut se rappeler ce que nous avons dit, au Chapitre X, texte et notes 27 et 4g. Huschke s'appuyant sur la L. 10, pr. D., De iisiirp.^ 41, 3, croit, à tort selon nous, que d'après les Proculiens Tusucapion commençait dès le jour de la vente, avant la tradition.
L'opinion contraire de Sabinus avait prévalu, (toujours d'après Huschko.
Dans la L. g, ^ 4, D., h. t., Ulpien ne placerait pas
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les deux acheteurs en conflit l'un avec l'autre, car il suppose que Tun a reçu tradition, que l'autre au contraire il seul enieni Q.chet6 : « An is qui tantiun émit ))'\
Ulpien se demanderait auquel de ces deux acheteurs compète la Publicienne contre un tiers '^, à celui à qui la tradition a été faite de préférence (c'est ainsi qu'il traduit priori)^ ou à celui à qui la tradition n'a pas été faite du tout. Cette question rappelle l'ancienne controverse qui avait existé, selon Huschke, sur le point de départ de l'usucapion, mais la réponse était tellement facile et certaine d'après ce qu'Ulpien a dit précédemment (L. 7, § 16, /z. /.,) qu'Ulpien (c'est toujours Huschke qui parle) se dispense de la donner. C'est pourquoi il préfère citer un passage de Julien qui élargit beaucoup la question. Julien ne se demandait pas lequel des deux acheteurs aurait la Publicienne visà-vis d'un tiers, mais il les mettait en conflit et distinguait : s'ils ont acquis du même vendeur, alors, selon le cours naturel des choses, la tradition n'a pu être faite qu'à l'un des acheteurs, car on ne peut d'ordinaire faire tradition une seconde fois d'une chose qu'on adéjàlivrée. Celuiquia reçu tradition l'emportera donc, puisqu'il a la Publicienne et que l'autre acheteur ne l'a pas. S'il y a au contraire deux vendeurs, il est naturel de supposer à l'inverse que chaquevendeur a fait tradition à son acheteur ; alors évidemment la possession actuelle doit décider entre eux.
Quant à Nératius, il suppose, d'après Huschke , que deux personnes ont acheté d'un non-propriétaire (que ce soit du même vendeur ou non , peu importe) et que la chose a été livrée ; // ne dit pas