‹ Histoire de la propriété prétorienne et de l'action publicienne, avec un facsimile du [paragraphe] 283 des fragments du VaticanChapitre 93 sur 129 · L. 20. D. De in diem, i · texte numérisé non relu

L. 20. D. De in diem, i

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intégralement. Car alors la propriété serait transférée, et il ne trouverait pas aisément de second acheteur disposé à courir les risques des droits réels dont la chose aurait pu être grevée par le premier acheteur ''". Ainsi à quelque doctrine que Ton se range, Tune des parties a un intérêt majeur à ce que le prix ne soit pas payé. S'il n'est pas payé, c'est-à-dire si la propriété n^est pas transférée, les intérêts de toutes les parties sont au contraire entièrement o-arantis. Pour le ven-

deur, cela va de soi, et qu'on ne pense pas que l'acheteur, lui, coure quelque risque, si faible qu'il soit. Le vendeur ne peut revendre qu'à de meilleures conditions; toute autre aliénation ne résoudrait pas la première vente, et celui à qui le vendeur aurait transféré la propriété qu'il a conservée, se heurterait dans ce cas à l'exception rei venditœ et traditœ^ opposable, on le sait, à tous les ayants-cause du vendeur ''K

Il ne faudrait pas d'ailleurs se représenter la vente avec la clause d''addictio in diem^ comme le fait d'un vendeur pressé d'argent, intéressé à obtenir un paiement immédiat; dans ces conditions on vend à réméré. h'addictio n'aurait pas été alors aussi fréquente que le constate le nombre des textes qui s'en occupent.

Uaddictio est le fait d'un homme décidé à vendre l'objet, et en trouvant un prix dont il se contenterait ; il ne veut pas laisser échapper cette occasion et tient à lier l'acheteur envers lui, mais il désire cependant se réserver la chance d'obtenir un meilleur prix.

En résumé, les textes et la nature même des choses s'accordent pour montrer que le prix ne devait jamais être payable immédiatement, mais seulement après

40. Voyez plus haut n" 35 i. — Cet intérêt existera du moins au point de vue des très nombreux jurisconsultes qui, même selon les partisans de la théorie du retour de plein droit, n'admettaient pas ce retour, c'est-à-dire pour la presque unanimité des Prudents.

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