L. 2Q, D. De mort, causa don
3o8 CHAPITRE XXVI ^66
Et dans toutes ces applications, si diverses, delà Publicienne, n'avons-nous pas senti bien souvent ce caractère particulier qui fait la grandeur du droit romain, l'heureuse conciliation entre ces deux forces qui divisent le monde, le troublent parfois et qui pourtant sont nécessaires toutes deux : le respect des traditions et l'amour du progrès ?
Caractères généraux de la propriété prétorienne. Résumé et conclusions .
367. Différences entre la propriété prétorienne et le dominiinn au point de vue de leurs modes d'acquisition et d'extinction. Ceux de la propriété prétorienne sont régis par l'équité. — 368. Caractère relatif de la propriété prétorienne; il résulte aussi de ce qu'elle est une propriété d'équité ; cette idée explique encore son caractère éventuellement temporaire. — 369. Par ses rapports avec l'usucapion, la propriété prétorienne est fille du dominium. — Fondement rationnel de Xa. propriété . encore fragile, du possesseur de bonne foi avant l'usucapion accomplie. — Nouveau rapport entre le caractère relatif et le caractère temporaire de la propriété prétorienne. — 370. Sous Justinien, est-il vrai de dire que dans tous les cas à'in bonis, sauf l'h^'pothèse d'acquisition a non domino, la propriété soit acquise erga omnes et à perpétuité r 371. — Le droit de Justinien a emprunté, en principe, au dominium son caractère perpétuel; la revendication utile donnée dans certains cas et contre certaines personnes n'implique pas le droit de propriété chez celui qui exerce cette action. — 372. A la propriété prétorienne, le Bas-Empire a emprunté, en pratique, son caractère quelquefois relatif. — La revendication de cette époque est un mélange de vindicatio et de Publicienne. — 373. C'est dans cet état que notre ancien droit a connu et nous a transmis la revendication. — Citation de Pothier.
367. — Arrivés au terme de cette longue étude, il est bon de jeter un coup d'œil en arrière, de résumer les résultats auxquels elle nous a menés, et de montrer le rôle prédominant que joue, même de notre temps, la Publicienne.
Nous avons vu, au commencement de ce travail *,