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TAILLON SURMONTE UNE CRISE FINAN- CIÈRE ET POLITIQUE

Crise à Québec ; la Banque Montréal et le Pactûque Canadien contre l'emprunt français ; démission de Hall — Les députés anglo-canadiens contre le gouvernement TaiUon — Les lies de la Madeleine.

Souvent, comme par le jeu d'un balancier, quand la politique fédérale' est active, la politique provinciale chôme, et inversement. A moins que l'attention publique ne fasse toute la différence, en se portant tour à tour sur l'une et l'autre scène. La politique provinciale, en 1894. fut calme jusqu'à l'automne. Deux députés libéraux, Jules Tessier et Simon-Napoléon Parent, se disputèrent la mairie de Québec. Le maire était élu. non par le peuple comme à Montréal, mais par les échevins. Parent, lui-même échevin de Saint-Sauveur, avait préparé son terrain en favorisant l'élection de plusieurs collègues. Candidat de la basse-ville. Parent l'emporta sur Tessier. candidat de la haute-ville. Il administra Québec comme on gère un commerce, et perfectionna l'institution politicienne du "patronage".

Au contraire, le premier ministre Taillon, esprit élevé, méprisait les petits côtés de la politique et né-

gligcait le patronage. Il s'en tenait toujours à l'économie, à la parcimonie. Les flatteurs le prenaient en vain par son faible — sa vanité de baryton. Le premier ministre poursuivait ses efforts en faveur de l'agriculture. Le Journal d'Agriculture, mensuel, édité par les soins du gouvernement provincial, s'appliquait à vulgariser la science agricole, les procédés de culture moderne ; son tirage fut porté à 40.000 exemplaires. Le sous-ministre Gigault fondait toujours des cercles agricoles, organisait des concours de récoltes et de bonne tenue des fermes. Un "Guide du Colon", brochure de 125 pages préparée sous la direction de Flynn. facilita les démarches des acquéreurs de terres de la Couronne, provoqua quelques vocations de colons. Mieux encore : les évêques, en liaison avec le ministère, augmentèrent le nombre et encouragèrent les initiatives des missionnaires colonisateurs. Il fallait persuader, puis conduire les familles, une à une, sur la terre qu'on leur réservait. Un disciple du curé Labelle, Alphonse Nantel, figurait dans le ministère, mais avec le portefeuille des Travaux publics. Les questions de colonisation relevaient de Flynn et de Louis Beaubien ; ils s'y appliquaient, un peu en théoriciens.

Mais l'incident couvait, qui se produisit à l'automne. Nous avons dit que Taillon et son trésorier Hall avaient réalisé, pour la session d'automne de 1893. un équilibre financier provisoire. Le problème de trésorerie était doublement ardu pour Hall, député de Montréal, puisque les commerçants montréalais persistaient dans leur résistance aux taxes. Le nouveau maire de Montréal, Joseph-Octave Villeneuve, porte-parole de ces mécontents, siégeait à la Législative comme député d'Hochelaga. Le trésorier se trouvait coincé entre les exigences de sa caisse et celles de ses électeurs. Force lui fut de recourir à l'emprunt.

L'autorisation d'emprunter dix millions, donnée par la législature au gouvernement Mercier, restait valable pour ses successeurs. Ceux-ci, du moins, l'interprétaient ainsi. En 1891, Mercier et Shebyn n'avaient trouvé que quatre millions, auprès de la Banque de Paris et des Pays-Bas. En 1893, Hall n'avait réussi qu'à renouveler cet emprunt, pour deux ans. Le 1er mars 1894, Hall conclut un emprunt de trois millions auprès de banques locales. La Banque de Montréal figurait naturellement en tête des prêteurs, mais la Banque d'Hocbelaga, bien conduite par les Tourville, les Saint-Cbarlcs, les Rolland, les Béique, put souscrire une trancbe de cet emprunt. Cela parait à l'immédiat. La difficulté renaîtrait au plus tard en 1895, à l'écbéancc de l'emprunt Mercier renouvelé.

Au mois d'avril, Hall tomba malade de la scarlatine. Il en profita pour donner sa démission. Taillon la refusa, administra le Trésor par intérim et entama des négociations avec le Crédit Lyonnais et la Banque de Paris et des Pays-Bas. La liaison était facile par le Crédit Foncier Franco-Canadien, filiale de la Banque de Paris et des Pays-Bas. L'un des directeurs de la Banque, J.-Henri Thors, était aussi l'un des fondateurs du Crédit Foncier. Enfin le lieutenant-gouverneur Chapleau s'entremit. ' A Montréal, Chapleau possédait un pied-à-terre à l'hôtel Windsor, où il recevait les délégations, les officiels, et un autre au Crédit Foncier, où il recevait ses intimes et classait sa correspondance personnelle. C'est dire si Chapleau se sentait chez lui dans cette filiale de la Banque de Paris et des Pays-Bas. Puis, il jouait volontiers un tour à la Banque de Montréal, sœur de son ennemi le Pacifique-Canadien, Taillon envoya Edmond Barbeau, adminis-

1. Pour toute la crise qui aboutit à la démission de Hall : "Documents sessionnels" de 1894.

trateur du Crédit Foncier Franco-Canadien, financier habile, conseiller et ami de Chapleau, négocier renouvellement et augmentation de l'emprunt français.

S'appellerait-on Chapleau, on ne taquine pas impunément la Banque de Montréal et le Pacifique- Canadien. La plus grande banque et le plus grand réseau du pays dominaient la rue Saint-Jacques, siège de la finance et de l'industrie montréalaises. Ces deux puissances inspiraient des journaux, en particulier le Star. Les Donald Smith, les Thomas Shaughnessy, les George Drummond et les Hugh Graham, tous impérialistes, tous conscients de leur réussite et de leur influence, considéraient assez dédaigneusement le premier ministre canadien-français de Québec, dont les appointements n'atteignaient pas leurs simples jetons de présence : Hall, rétabli, refusa d'approuver les négociations d'Edmond Barbeau. Il eût traité avec Londres, ou avec les banques canadiennes, de nouveau riches en disponibilités. Taillon s' obstinant. Hall nia la nécessité même d'un emprunt, car le Pacifique-Canadien s'off^rait à payer les sept millions qu'il devait encore sur l'achat du chemin de fer du Nord. Le Pacifique entrait ouvertement en scène : le 19 juin, il envoya son offre par écrit. En même temps, le Star — journal conservateur ! — commençait à critiquer l'administration Taillon.

Le Pacifique cherche évidemment à torpiller l'emprunt français, à courber Taillon sous les fourches caudines de la Banque de Montréal. Le premier ministre fait observer à son trésorier : 1°) Qu'il n'est pas avantageux de réaliser la créance sur le Pacifique, puisque cette Compagnie verse régulièrement, sur les sept millions, un intérêt de 5 p. 100 ; 2°) Que la loi passée lors de la cession du chemin de fer du Nord réserve les paiements du Pacifique à l'amortissement des emprunts de 1874 et 1876,

contractés pour le chemin de fer. De sorte que les sept millions, ne pouvant servir ni aux dépenses courantes, ni au remboursement de l'emprunt Mercier, ne résoudraient pas le problème. Et Taillon continue ses pourparlers avec Paris.

Le désaccord s'accentua. Hall maintint virtuellement sa démission, refusée par Taillon, jusqu'au 24 août. Ce jour-là, les deux ministres se réconcilièrent, et Hall retira sa démission. Taillon et deux de ses collègues, Flynn et Beaubien, firent une tournée en Gaspésie, dans l'intérêt de l'agriculture et de la colonisation.

La réconciliation s'était bâclée, sans conditions précises. Les puissances qui poussaient Hall ne l'entendaient pas ainsi. Chapleau et Taillon n'entendaient pas non plus céder. Edmond Barbeau continuait les pourparlers avec la Banque de Paris et des Pays-Bas et le Crédit Lyonnais. Chapleau rassurait les banquiers français sur la légalité de l'opération. On aboutit à un projet d'emprunt : quatre millons de dollars, émission à 11 ^ intérêt de 3 p. 100. Hall déclara ces conditions inacceptables. Le 25 septembre, il envoya de nouveau sa démission, motivée dans une longue lettre : 1°) L'emprunt n'est pas nécessaire, puisque nous pouvons toucher sept millions du Pacifique ; 2°) Si l'on veut emprunter, il faut susciter la concurrence, et s'adresser plutôt aux banques canadiennes ; 3°) Un emprunt zll obligera la Province, pour quatre millons reçus, à rembourser à l'échéance $5.172.- 412 ; c'est une mauvaise spéculation.

Taillon reçut cette lettre en rentrant de la visite qu'il avait voulu faire à Mercier, son ancien adversaire mourant. Le Stat attaquait le premier ministre de la province comme il avait attaqué Mousseau, dix ans plus tôt. à propos de l'inauguration d'une nouvelle compagnie du gaz à Montréal. Le

26, avec le consentement du cabinet, le Pacifique retira son offre. La Banque de Montréal ne prêterait pas et ne laisserait pas prêter d'argent au cabinet amputé de Hall. Des émissaires inquiétaient encore les banquiers français sur le sort de leur contrat devant la législature québécoise. Si, par malheur, l'emprunt français échouait, le gouvernement Taillon sauterait.

Taillon, craignant une crise politique, voulut encore refuser la démission du trésorier. Mais Hall lui-même ou ses amis en parlèrent, et les raisons filtrèrent, dans la presse et dans le public. Les experts discutaient le projet Taillon ; les journaux se remplirent de consultations de gérants de banque et de courtiers. A travers les chiflFres, on pressentait la profondeur du différend. Les Canadiens français Cbapleau et Taillon cherchaient à traiter avec les banques françaises et selon le système français : la mode, sur la place de Paris, favorisait les emprunts à faible intérêt et à forte prime ; du 3 p. 100 émis à 11 équivalait du 4 p. 100 au pair. L' Anglo-Canadien Hall préférait s'entendre avec la Banque de Montréal et le Pacifique-Canadien, ou traiter à Londres selon le système anglais des émissions au pair, à 4 p. 100 d'intérêt. Le choix à opérer entre la Banque de Montréal et le Crédit Foncier Franco- Canadien parut un symbole. De véritables nationalismes financiers s'opposaient, ce qui imprima une gravité particulière à cette crise. D'instinct, la presse française approuva Taillon et la presse anglaise soutint Hall. Le Stat conservateur donnait l'exemple au Herald et au Wifwess libéraux. Il fut si violent que la Gazette lui reprocha de soulever la question de race à propos d'une opération financière.

Le 1er octobre. Hall exposa ses motifs dans une lettre envoyée à tous les députés à la Législative. Et il insista, en termes courtois et décisifs, pour

qu'on en finit et que sa démission fût acceptée. Taillon se décida, le 5, à communiquer officiellement au lieutenant-gouverneur la démission de son trésorier. Acceptée, elle devint définitive le 6. Taillon géra le Trésor par intérim, et pressa Barbeau de conclure les négociations à Paris.

Dans l'intervalle, John Mcintosh, ministre sans portefeuille, avait démissionné, et même quitté la vie publique pour raisons de santé (26 juillet). L'élément anglais ne comptait plus de représentant dans le cabinet. Quelques députés anglais, pressentis, refusèrent le portefeuille de leur collègue Hall. Le Star, le Herald, le Witness poursuivaient leur campagne. Un sérieux conflit de races menaçait, à l'intérieur de la province.

Au moment même oii Hall démissionnait — au moment où l'afl^aire des écoles manitobaines maintenait l'opinion sur des charbons ardents — s'ouvrait la succession de sir Francis Johnson, juge en chef de la Cour Supérieure, mort z 77 ans. L'opinion française réclamait la place pour le juge Casault. Le gouvernement fédéral s'apprêtait à nommer un Anglais ; par compensation anticipée, il avait, dès la maladie de sir Francis Johnson, fait décerner le titre de chevalier au juge Casault. La manœuvre décelée, les Canadiens français protestèrent. Cette difficulté, doublant le désaccord Hall- Taillon et l'aff^aire des écoles manitobaines, aggraverait un conflit de races, et le fédéral céda. Sir Louis-Napoléon Casault devint juge en chef de la Cour Supérieure (3 octobre).

Cette nomination ne résolvait pas la crise de la politique provinciale. Taillon, comme naguère Mercier, vit le moment oii les Anglais de la province se dresseraient contre son ministère et provoqueraient sa chute. Par bonheur, à l'élection partielle tenue dans Compton pour remplacer Me-

Intosh, les ministériels gardèrent le siège (18 octobre) . Le cabinet en fut rassuré et consolidé. L'état de demi-crise se prolongea ainsi jusqu'à la session provinciale, annoncée pour le 20 novembre. Dans tous les esprits se posait cette question : les onze députés conservateurs anglais vont-ils se solidariser avec Hall au point de se joindre à l'opposition, ce qui réduirait à presque rien — à quatre voix — la majorité du gouvernement ?

Les libéraux l'espéraient. Les conservateurs le craignaient. Il y eut force pourparlers, force réunions secrètes. Le jour de l'ouverture de la session, l'officieuse Minerve écrivit : "Les libéraux comptaient sur des défections nombreuses. Nous sommes en mesure d'annoncer qu'ils seront déçus encore une fois dans leurs espérances."

Cbapleau ouvrit la 4e session du 8e parlement provincial. Le discours du Trône constata les progrès de l'agriculture, en particulier des beurreries et des fromageries. Il parla de l'emprunt, qui serait soumis à la législature, et annonça un projet pour le rachat des rentes aux îles de la Madeleine. Marchand à la Chambre, Starnes et Horace Archambault au Conseil législatif, réclamèrent des explications détaillées sur le départ du trésorier provincial. Taillon produisit les pièces demandées, en répétant que l'emprunt, comme les taxes, dérivait des gaspillages du régime précédent. Au Conseil législatif, Chapais tint tête à Starnes. à Horace Archambault et aux "lions du Nord".

Le tribun Gladu, qui occupait le siège de Mercier, et ses camarades Turgeon, Dechène et Tessier voulaient précipiter une crise en se ruant dans la brèche ouverte par la démission de Hall. Mais la coalition n'arrivait pas à se nouer avec les conser-

vateurs anglo-canadiens. Marchand jugea plus adroit de soutenir la motion de défiance projetée par les amis du trésorier démissionnaire.

C'est en effet le conservateur anglais Cooke, ami de Hall, et que nous avons déjà vu en désaccord avec Taillon (par exemple lorsqu'il demandait la suppression du Conseil législatif) , qui prit l'initiative. Sa motion reproduisait presque textuellement les raisons données par Hall dans une de ses lettres de démission :

"Que le gouvernement n'a pas agi dans les meilleiirs intérêts de la province, et n'a pas fait les meilleurs arrangements possibles.

"Que les obligations provinciales échues auraient pu être payées sans recours à un emprunt permanent.

"Qu'il n'était pas dans l'intérêt de la province d'émettre des obligations S% à un prix comportant un aussi lourd taux d'escompte que 77.

"Que, même si un emprunt permanent était nécessaire, il aurait dû être offert à la concurrence de manière à réaliser le plus haut prix possible pour la province."

La motion fut discutée le 30 novembre et les jours suivants. Cooke affirme qu'il reste conservateur, et partisan du gouvernement pour sa politique générale. Il affirme même sa confiance dans l'intelligence et dans l'honnêteté du premier ministre ; il blâme seulement l'emprunt qui a provoqué la démission de M. Hall. Cooke paraît embarrassé ; il déçoit les libéraux, qui avaient espéré une rupture complète. Un autre député anglais. Simpson, aggrave cette déception : il va jusqu'à tolérer l'emprunt.

Casgrain répond à Cooke avec courtoisie et ménagements. Hall, attendu avec impatience, prononce un discours modéré. Il approuve l'administration Taillon, dont il a fait partie, sur tons les points

sauf l'emprunt — car on aurait trouve à Londres de meilleures conditions qu'à Paris.

Modération précieuse au gouvernement, puisqu'une campagne électorale s'ouvrait dans le comté de Bonaventure, pour remplacer Mercier. Un ministre, Flynn, député du comté voisin, dirigeait sur place les forces ministérielles. Commissaire des Terres, Flynn s'employait à procurer une grosse satisfaction à ses électeurs : le rachat des rentes seigneuriales aux îles de la Madeleine. Il ne s'en heurta pas moins, dans le comté de Bonaventure, à un maître organisateur libéral — Israël Tarte, ancien député conservateur du comté ! Plusieurs libéraux provinciaux jalousaient Tarte, nouveau venu qui accaparait l'influence dans leur parti ; mais il fallait vaincre à tout prix. Les ministériels présentaient Arsenault, battu par Mercier en 1892. Les libéraux cherchèrent un champion de grande classe. Ils s'adressèrent à François-Xavier Lemieux, le plus célèbre avocat d'assises, le défenseur de Riel et surtout de Mercier. Dans une campagne où le souvenir de Mercier s'invoquerait tous les jours, Lemieux, fort candidat par lui-même, posséderait un atout supplémentaire. Lemieux songeait plutôt à la scène fédérale ou à la magistrature ; puis il était justement de ces libéraux qui goûtaient à demi l'influence de Tarte ; mais Tarte lui-même fit appel au dévouement de Lemieux, son ancien adversaire, et lui promit une récompense, quand les libéraux saisiraient le pouvoir. Lemieux accepta.

Les libéraux utilisèrent deux grands arguments dans cette campagne de Bonaventure. D'abord, le nom de Mercier, la gloire de Mercier, les persécutions qui avaient tué Mercier, l'apothéose de Mercier mort. Ensuite, la rupture des Anglais avec le gouvernement Taillon. Le quart des électeurs de Bonaventure était de langue anglaise ; leur vote

suffirait à conserver une majorité libérale dans ce comté jadis bleu, et que Mercier avait arrache à l'ennemi. Lcmicux, artiste du prétoire, passant du rire aux larmes et jouant ses discours comme ses plaidoiries, rappela aux électeurs français Tagonie de Mercier, leur député, leur père, révoqué, ruiné, saisi, traîné devant les juges et tué à petit feu. "Ils ont piétiné son cadavre ! . . ." Les auditeurs prenaient l'image à la lettre et frémissaient d'horreur. En même temps, Tarte abonnait les électeurs anglais au Star, de plus en plus hostile au gouvernement Taillon.

Pour enrayer cette manœuvre, qui coïncidait avec les discussions de la Législative, neuf députés conservateurs anglais signèrent, le 3 décembre, cette déclaration :

Nous soussignés, députés anglais à la législature de Québec, nous nous engageons à soutenir la poliiiquo générale du gouvernement, et recommandons fortement l'élection de M. Arsenaiilt, le candidat conservateur à Bonaoenture.

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