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émigrée de Stormont, Ontario, et celle de Joseph Gignac, venue de Montréal. Trois ans plus tard, quatre autres survinrent. Bref, en 1853, On comptait dix-neuf familles de colons canadiens dans le canton de Russell. Encore aujourd’hui, cette mission est exclusivement canadienne.
Ce fut dans l’automne de 1852 que la petite colonie reçut la visite du premier missionnaire, le Père Déléage, oblat, desservant de Gloucester-Sud. Après le Père Déléage vinrent successivement le P. Pallier et les PP. Coopman et Reboul. M. Michel, curé de Cumberland leur succéda en 1857.
Pendant quatre années, de 1852 à 1856, la mission se tint dans la maison de François Gagnon, non loin du village actuel. En 1856, les PP, Coopman et Reboul commencèrent la construction d’une petite chapelle sur un terrain choisi par Mgr. Guigues lui-même, près de la rivière et de la résidence actuelle des sœursgrises. Ce vieux bâtiment existe encore.
Comme nous l'avons vu, l’évêque de Bytown avait visité ce pays en 1851. Après sa visite de 1856, il écrivit ces mots : ‘“ Cette localité semble être appelée à prendre de l'importance. Les canadiens préparent les voies à un curé résidant. Ils ont bâti une chapelle en bois.”?
Le premier acte paroissial dont on ait gardé la mémoire, date de 1852 ; c’est le mariage de Xavier Gagnon et de Julie Normand, célébré par le Père Coopman. Cependant le registre des actes ne fut ouvert que le 14 novembre 1858, par M. Bertrand.
Le Rév. M. Michel qui succéda aux oblats, en 1857, ne desservit point longtemps cette mission, distance de 33 milles de Cumberland. On lui attribue, à lui ou à son successeur, M. Bertrand, l’honneur d’avoir commencé la seconde église.
La premiére école catholique remonte à l’année 1858.
Après M. Michel, vint M. Bertrand, qui était alors, de concert avec le Père O’Boyle, missionnaire de Gloucester et d'Osgoode,
Nous trouvons, dans les notes pastorales de Mgr, Guigues, la remarque suivante, à la date de 1859 : ‘‘ Arrivé à Russell en compagnie de M. Bertrand, qui dessert cette mission de Gloucester,
une fois par mois. Beancoup de confessions. Les fidèles voudraient un prêtre résidant ; mais ils devront auparavant bâtir un presby- À tère. Au moins 150 familles. Leur première chapelle n’est pas 4 encore terminée, et déià ils en ont commencé une autre beaucoup plus considérable. La petite servira de presbytère. Mais l’année est bien dure. Beaucoup de colons viennent de l’Achigan, voilà pourquoi j'ai appelé cette mission Saint-Jacques, du nom de leur paroisse d’origine.” En mai 1861, Mgr. Guigues constatait que l'église étai couverte et que l’on pourrait y dire la messe dans le courant de l'été.
Après ou, plutôt, simultanément avec la signature de M. Bertrand, nous trouvons dans les registres les noms des RR. Ebrard, Alméras, O'Brien, et enfin de M. Boucher qui clôt la liste. Le premier prêtre résidant à Embrun fut M. Maurel (octobre 1864).