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Lorsque, au dix-huitième siècle, la paix fut définitivement rétablie, quelques centaines d’Algonquins quittèrent leurs postes de refuge auprès des Trois-Rivières et de Québec, et rentrèrent dans la vallée de l’Ottawa.
L'année 1650 fut une année d’angoisses pour Montréal qui s'attendait sans cesse à voir les Iroquois vainqueurs apparaître devant ses faibles murailles. Heureusement ceux-ci l’'employèrent à anéantir la nation Neutre et à étendre leurs conquêtes vers l’ouest.
A cette époque le gouvernement de M. d’Ailleboust, témoin impuissant de ces désastres, prit fin, le 17 janvier 1651. Il se retira à Montréal.
On eut dû lui donner pour successeur un grand général, accompagné de nombreux soldats. Ce fut M. de Lauzon qu’on envoya.
Le Père Bressani avait vainement essayé, juin 1650, de remonter l’Ottawa avec une trentaine de Français ; la route de l’ouest était définitivement occupée. Les PP. Pijard, Greslon, Bressani et Frère Dupont, n’ayant plus de ministère à exercer auprès des sauvages, durent s’embarquer pour la France.
La colonie ne comptait que sept cents habitants.