SECOND TRAITÉ DE PARIS
payer aux alliés une indemnité de 700 millions, entretenir pendant cinq ans dans ses places fortes cent cinquante mille étrangers. Des conventions annexées au traité déterminèrent le mode de payement de l'indemnité, la ligne militaire qui serait occupée par les alliés, le règlement des réclamations des gouvernements étrangers et de leurs sujets à Pégard de la France. La paix de 1815 coula à la France 1 994 800 000 francs. C'était une lourde charge pour un pays qui, en vingttrois ans, avait perdu en appels, levées et conscriptions, U 556 000 hommes.
La Prusse reçut les parcelles détachées de la France dans les départemements de la Saar et de la Moselle; il fut convenu en même temps que la Prusse occuperait en commun avec l'Autriche la forteresse de Mayence, et en commun avec les Pays-Bas, celle du Luxembourg, ces deux forteresses appartenant à la confédération germanique. Elle reçut pour sa part, sur la somme payée comme indemnité de guerre par la France, 100 millions de francs, plus 20 millions destinés à fortifier les places du Bas-Rhin, et enfin 25 millions comme dédommagement des autres sacrifices qu'elle s'était imposés.
Quand tout fut réglé, les souverains publièrent une déclaration pour faire connaître qu'ils ne consentiraient jamais au rétablissement de la dynastie napoléonienne, et que, dans le cas où une tentative serait faite en ce sens, ils s'engageaient chacun à fournir non-seulement un contingent de 60000 hommes, mais même à mettre en mouvement toutes leurs forces, s'il le fallait. De plus, ils déclaraient qu'ils se réuniraient à certaines
époques fixes pour régler les affaires de l'Europe et assurer sa tranquillité. Puis^ ils se séparèrent, laissant Wellington comme généralissime de Tarmée d^occupation.