‹ Histoire de la Prusse depuis la mort de Frédéric II jusqu'à la bataille de SadowaChapitre 156 sur 178 · TRAITÉ DE PRAGUE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE PRAGUE

I. — Situation difficile du prince Guillaume. — État des esprits. — Prédominance des aspirations unitaires. — Caractère de ces aspirations. — Entrevue de Napoléon II! et d'Alexandre II, à Stuttgard. — Exaltation contre la France, la Russie et l'Autriche. — Conséquences des guerres du premier empire et de l'arrogance de l'Autriche à l'égard de la Prusse. — Caractère de l'opposition libérale en Prusse. — Attitude du régent. — Guerre d'Italie.

II. — Causes de la guerre entre l'Autriche et la Prusse. — Caractère du roi Guillaume, — Caractère de l'opposition de la

cambre des députés. — ^ Situation et plan de M. de Bismark. — Son habileté. — Situation des esprits en Allemagne. — Guerre du Schleswig-Holstein. — Alliance de la Prusse et de l'Autriche.

— Conflits. — Traité de Gastein.

III. — Premiers armements. — Appels à l'opinion par les deux ennemis. — Proposition de médiation européenne, acceptée par la Prusse, rejetée par l'Autriche. — Violation du traité de (iastoin par l'Autriche. — Elle est forcée d'évacuer les duchés.

— Projet d'exécution fédérale contre la Prusse.

IV. — Occupation de la Saxe, du Hanovre et de la Hesse électorale par la Prusse. — Série de combats en Bohême. — Bataille (le Sadowa ou de Kœnisgsgraetz, le 3 juillet 1866. — Victoires (le la Prusse sur le Mein. — Préliminaires de paix et armistice (le Nikolsbourg. — Traité de paix de Prague, 23 août 1866.

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— Traités de paix avec le Wurtemberg, Bade, la Bavière, la Hesse-Darmstadt. — Indemnités de guerre. — Annexions. — Population de la Prusse. — Sa situation politique. — Caractère illibéral de la politique prussienne. — Dangers pour l'avenir.

Le prince royal^ chargé de radministration par une délégation royale qui avait besoin d*ôtre renouvelée de trois en trois mois^ se trouvait dans une situation fort incertaine. 11 n'était pas sûr que la santé du roi ne se rétablirait pais, et la camarilla qui entourait le trône était d'autant plus à craindrepour Guillaume, que l'esprit affaibli du roi le livrait plus complètement à son influence. Le soin même que le prince royal prit de rappeler la Constitution, dans la déclaration qu'il adressa à la nation, le 23 octobre 1857, en prenant la direction des affaires, ne ât qu^exaspérer cette hostilité; la popularité que lui valut cette mention, jointe au souvenir de son attitude précédente à Tégard de la Russie, n'était pas de nature à satisfaire les meneurs du parti féodal. Il jugea donc prudent de laisser les choses dans la situation où il les trouvait, et de conserver le cabinet ManteufTel» qui, malgré ses tendances rétrogrades, s'était cependant quelque peu réhabilité aux yeux de la nation par Topposition qu'il avait faite pendant les dernières années aux impatiences réactionnaires du parti de la Croix. Mais cependant, pour donner satisfaction aux rancunes de la Prusse contre les exigences impérieuses de l'Autriche, il crut devoir accentuer plus nettement l'opposition de sa politique à celle du cabinet impérial.

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