AVIDITE DE LA PRUSSE
Dmes politiques la préoccupation constante des ins territoriales. La Prusse ressemble à une place ouverte de plusieurs côtés. Elle n^a guère 'enses que du côté de rAutriche^ parce que de là que devaient venir les premiers dangers, la Prusse, décidée à disputer à TAutriche le preang en Allemagne, devait se tenir prête à sou- Bs prétentions. Mais sur ses autres frontières son e de défense est loin d'être complet, parce que, le se fermer, elle voulait s'étendre plus loin, surir la Vistule. Lorsqu'elle eut porté la limite orieni point où visait son ambition, elle n'eut pour Ire toute sa nouvelle ligne de frontières que la brteresse de Graudentz. Elle se trouva donc trop able de ce côté pour ne pas ménager jusqu'à me complaisance le formidable voisin qu'elle donné; juste punition qu'elle partage avec che de sa coupable coopération à la ruine de la
e situation avait pour résultat de rendre la Prusse is inquiète et avide. Sa principale préoccupation ac naturellement d'accroître par tous les moyens *ces, afin de se soustraire à la nécessité de subir 3nce de la Russie, et en même temps pour se t en état de profiter des occasions favorables qui lient s'offrir de prendre en Allemagne la place de iche. Cette tendance se retrouve instinctivement jeux môme des rois de Prusse qui ont semblé le e refuser à ce rôle. Frédéric-Guillaume III, sans tremblant pour sa neutralité, ne sut pas résister >ftt d'un morceau de terre, ou du moins laissa trop
deviner combien les agrandissements les plus insignifiants flattaient sa faiblesse.
On le vit bien dans Taffaire des indemnités. Pendant que tous les princes allemands s'empressaient d'accourir à Paris où devait se régler la question^ et où chacun tenait à ne pas se laisser oublier, la Prusse s'efforça d'empêcher les électeurs de pourvoir au remplacement de Tarchiduc Maximilien d'Autriche, électeur de Cologne et prince évêque de Munster, mort le 26 juillet. Mais l'intérêt qui animait la Prusse était précisément contraire à celui des électeurs, qui voyaient la constitution de l'Empire menacée par l'ingérance de l'étranger. Aussi s'empressôrent-ils de nommer prince évêque de Munster Tarchiduc Antoine -Victor, frère de l'empereur. Ils sentaient la nécessité de s'appuyer sur une maison puissante.
Le roi de Prusse réclama, car cette nomination pouvait gêner ses prétentions sur Cologne et Munster. Les électeurs répondirent avec énergie et l'Autriche blâma l'opposition de la Prusse, comme une innovation choquante et dangereuse, approuva la démarche des électeurs, et s'avança jusqu'à dire qu'elle maintiendrait, même par la force, les prétentions et les droits du corps électoral. Mais les démonstrations guerrières de la Prusse et l'appui qu'on savait qu'elle trouverait en France mirent bientôt un terme à ce dififërend. Le comte Stadion, plénipotentiaire impérial à Berlin, déclara que l'archiduc ne prendrait pas pour le moment possession de son évêché, et que l'Autriche ne mettrait point obstacle à ce qu'on dédommageât les princes allemands; que la seule chose à laquelle tînt absolument