‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · T. XIX · texte numérisé non relu

T. XIX

^ ûu*U ne faut pas confondre avec la xocOcxtixt) Svva|&i^ dont U est question plos loin, p. 341. n. 2.

téméraire de lui attribuer par conjecture et en raisonnant par analogie un principe qu'il n'exprime pas formellement luimême. Mais certainement cette force ne sera pas pour lui une âme : il le dit expressément. Sans doute Platon, dans le TiméCy a enseigné que Tftme s'étend dans le monde entier; mais il a dit aussi que les minéraux et les végétaux euxmêmes étaient des corps sans âme, ài|/ùx(ov (koixoLtcov elvai. Sur ce point, sans vouloir l'accuser de contradiction, Galien déclare qu'il n'est en état ni de le réfuter ni de le suivre. Ce qu'il accepte comme vrai, c'est que les végétaux ont en eux-mêmes un principe de mouvement, une sensation, et par conséquent une sorte de connaissance des choses qui conviennent à leur nature et de celles qui y sont opposées * ; mais il aime encore mieux mettre cette assertion au compte de Platon que d'en prendre la responsabilité. Il préfère poser autrement la question : si on demande en quoi les animaux diffèrent des végétaux, il répond que c'estpar la sensation, par le mouvement spontané, les facultés d'absorption et d'assimilation, d'attraction, de séparation ou évacuation, de concentration , d'altération. Ce ne sont pas là des facultés psychiques, mais des propriétés physiques 2. Les fonctions de la sensation, du mouvement volontaire, sont propres aux êtres animés, et sont les fonctions d'une âme; les fonctions de croissance et de nutrition qui leur sont communes avec les végétaux sont des fonctions de la nature^. Ce ne sont peutêtre là que des questions de mots: mais il vaut mieux encore,

< Dans un fragment de son commentaire sur le Titnée (reproduit par Darembcrg, Paris, 1848, p. 8), Galien, faisant allusion à ce traité, nep\ x&v fwtxûv Suvdtfuuv (t. IV, p. 757, sqq ), d*où j'extrais cette exposition de principes, dit : c J*ai montré, dans ce traité que les végétaux eux-mêmes ont une certaine puissance ou faculté de connaître, y\tùpi9xni»\'é 5^3vai&iv, les choses propres i leur nature et par lesquelles elles sont alimentées, et les choses contraires d^uelles elles sonffirent quelque dommage, Y>tt>p(^^(XT)v Tûv t'oIxe^oiv ou9tfi>v 6f 'a>v TpéfSTac, T&V S'ffXXOTptMV 69 '«»v pXairrtTai.

• T. IV, p. 759. TiQv Te Uxtixtjv x«*. ttiv âicoxpiTtxT)v xai tY|v xaOsxTtxi^v te ncù àXXoMOTtxvjv, oO 4'vx(xàc (duva|xcic) ôtXXà çuvcxà; ovo|&âCwv.

' T. XVII, 2, p. 1. ta (ièv icp^Ttpa ttjc ^x^^* '^^ ^ StuTcpa tt); fvoswc ÏPY«.

ait HISTOIRB DE LA PSYCH(MiOGIB DBS GRECS

pour plus de clarté, ce qui est la qualité suprême de la parole, appeler cette force une nature, qu'une &me végétative, ^yii^ fUTixi^v, comme on le fait parfois, en violentant les habitudes du langage ^

Mais la question même de savoir si les minéraux et les végétaux ont une âme, ne résout pas la question de savoir quelle est sur la terre l'origine de la vie, le principe qui a créé les êtres vivants. Dira-t-on avec les Platoniciens, ou du moins la plupart d'entre eux, que la cause qui a formé les corps des êtres vivants est Tàme du monde ? Dira-ton que c'est son âme qui construit à chaque être son corps >? Dira-t-on enfin que c'est un Dieu qui a présidé à cette formation ? Toutes ces questions nous amènent à la question psychologique de l'existence et de la nature de l'âme.

§ 1. — Psychologie métaphysique. — Origine de VAme.

L'homme, dont on ne rencontre pas dans Galion' une définition philosophique, n'est qu'un développement du fœtus ^. Qu'estrce qui préside à la formation du fœtus ? On peut dire que c'est à cela que se ramène la question de l'origine et de la formation de l'homme^. Il n'est personne d'assez stupide

* T. XVII, î, p. 1. TY, XiÇft ô'ov Tiavu t^ ouvviOei ypT)Tat.. « T. V, p. 789. ' • '

3 Celle qu*on lit dans les "Opot lotrptxo^ t. XIX, p. 355, sont extraites de philosophes antérieurs et différents. Tout l'ouvrage est apocryphe, à moins qa*on n*admetle que Galien lui-même les a recueillies pour son usage particulier, sans aucune intention de publicité ni d'appropriation.

* Le traité où est discotée la question de savoir si le fruit attaché an ventre de U mère est un animal, cl Cfi>ov xb xotToc yaorpoc, cv t&r,Tp3, est également apocryphe.

^ La méthode psychologique de Galien est plutôt physiologique. Il ne part pas du fait de conscience psychologique ; il ne dit pas : il y a quelque chose dans Thomme qui pense, qui dit mot ; il veut assister au principe premier de la vie, découvrir les lois de son développement en suivant la série de ses évolutions socces^ves ; il cherche un commencement premier dans la forme la plus imparfaite où Tétro vivant se ountre. et peut-être où il se cache. Platon, au contraire, croyait le trouver dans l'étal le pins parfait et le plus complet de Tétre.

pour nier que la formation du fœtus a une cause ; cette cause on peut dire que c'est la nature, yj (pùdtç ; mais si Ton ne veut pas se borner à prononcer des mots vides, si Ton recherche quelle est Tessence de cette cause formatrice, de cette nature organisante, là commencent les difficultés et les doutes. Ce qu'il y a de certain et ce que Galien croit avoir démontré, c'est que toute la structure du corps humain révèle dans celui qui Ta fait, toO iron^(yavToç* une intelligence suprême et une suprême puissance *.

Mais les philosophes devraient bien nous démontrer par des raisons scientifiques si cette cause qui a formé et façonné le corps humain 3, si ce Dieu aussi puissant que sage a d'abord déterminé quelle espèce de corps il convient de former pour chaque animal, ensuite quels doivent être les fonctions et les moyens dont il disposera pour réaliser ses intentions, ou bien si cette cause est une âme différente de l'âme divine*. Car à cet autre être qu'on appelle la nature, qu'il soit d'essence corporelle ou d'essence incorporelle, on ne peut pas supposer, avec quelque vraisemblance, quelque espoir d'être cru, un tel degré d'intelligence qu'il soit capable d'agir avec un art si parfait dans la formation du fœtus : ajoutez à cela qu'on lui refuse toute intelligence *. Cette doctrine d'Épicure et de tous ceux qui ne veulent pas qu'une Providence ait présidé à la formation des choses, Galien ne peut pas l'admettre ^. On pourrait, il est vrai, imaginer encore une hypothèse : on voit des charlatans qui après avoir imprimé secrètement le mouvement à des marionnettes méca-

* T. IV, p. 687. De Fcttuum formatione, un des derniers et des meilleurs ouvrages de Galien. Il y soutient, dans la formation du fœtus, qu*il compare i la formation des plantes, le système de Tëpigénèse.

* âxpav ao^Jav tc &[lol xaCi ôuvapitv.

^ T. IV, 687. tbv SioticXaaavta.

* Id., td., 688. 9| 4^x^ '^^c MpoL icapà tt)v toO OcoO.

^ La question est bien posée. Les partisans de l'idée évolutionniste supposent qu*une cause, qui n*a, suivant eux-mêmes, aucune intelligence, agit comme si elle possédait une intelligence parfaite.

® Id.. id.f 688. àxo^SovTec ou icci06|u6a.

su msToms de la psychologie ms grecs

niques, les laissent pendant quelque temps et sans intervenir se mouvoir comme toutes seules ; faut-il croire que les Dieux, après avoir disposé les germes des végétaux et des animaux de telle sorte qu'ils soient capables d'opérer un grand nombre de mouvements, se retirent sans plus rien faire, les abandonnant à eux-mêmes et à eux seuls, ou bien que la cause formatrice est un mouvement sans raison et sans art qui peut néanmoins faire parvenir le fœtus à une fin si parfaite* ? Cette dernière hypothèse, condamnée par tout le monde, ne mérite pas la peine d'être réfutée ; quant à l'autre, qui réclame un examen plus sérieux, est-il possible de comprendre comment, sans l'assistance constante etconstamment vigilante et active de la puissance divine, l'élémenthumide contenu dans la semence peut, à travers toute lasériedes mouvements et changements successifs si nombreux qu'elle opère *, à travers toutes les phases de développement par où elle passe nécessairement pour arriver à sa fin, ne se tromper jamais ? Cela ne revient-il pas à dire que toute cette suite si bien liée de mouvements qui révèle un art, c'est-à-dire un système de moyens conçus en vue d'une fin voulue et prévue, est l'effet d'une substance dépourvue de toute raison ' ? Tous ceux qui se renferment dans l'explication purement physiologique de ces phénomènes n'ont pu comprendre et n'ont même pas recherché comment ils peuvent s'opérer ♦.

Tous les actes d'une force pensante seraient donc attribués à une force qui ne pense pas, au hasard, qui ne se tromperait

* T. IV, p. 688. xara T'.va xtvyjaiv âtXoyiv n %oà ate^vov tt; ^pvjoroY tIXo;

* Car, dans la formation des parties de ranimai, il y a une succession nécessaire : elles ne sont pas toutes formées en même temps. C'est le sujet d*an traité spécial : An êmnes partes animaliê quod procrtatur fiant $imul, qui n*a été |iublié qu*en latin dans Tëdition de Cbartier.

' T. IV, 689. x^\ àxoXouOtav tîj; xiviQ9e(i>; yévio^ai Te^vx^ ^'^^ Ttvoç oùvioïc àX^you.

^ T. IV, 689. ovSfic t£^v xy^v 9V9(oXoy(Q(\ àican^^^otiivcav o\^Te xorévoiitftv oOdè tCTJTT}9tv Sicuç Y^yvcxat.

jamais. Que dire des actes et des fonctions des parties de notre corps? Qu'on examine la main, par exemple, ou la langue, dont le mécanisme admirable par sa perfection autant que par sa complexité mériterait d'attirer l'attention etl'étude des philosophes qui veulent rechercher, qui ambitionnent de connaître comment ont été faits le ciel et le monde entier*? Comment, dans l'ignorance où ils sont et du nombre des nerfs et du nombre des muscles, évalués à peu près à 300 et plus, dans l'ignorance surtout qu'ils senties agents de tous nos mouvements et quels muscles sont respectivement appropriés à chaque espèce de mouvement, comment les enfants peuventils, avec tant de sûreté, mouvoir celui qu'il faut pour produire le mou vement qu'ils veulent?Dira-t-on que chaque muscle est une sorte d'animal qui perçoit notre volonté et y obéit *?Cette opinion qui fait de notre corps comme une colonie d'animaux est en soi bien peu vraisemblable. Dira-t-on que l'âme préexistante à son corps le crée et le construit à sa guise, et qu'ainsi elle connaît le mécanisme et la fonction des organes qu'elle fabrique elle-même et qui parfois ne sont pas encore nés? Mais nous, nous n'avons, par notre âme actuelle, aucune connaissance de cette sorte. Nous mouvons une partie quelconque de notre corps sans savoir quel muscle particulier produit ce mouvement particulier. On a recours alors à une autre hypothèse : on imagine qu'une âme a créé les organes et qu'une autre s'en sert pour les actes qu'elle veut ; il y aura alors deux âmes dans chaque animal ; car on ne peut admettre que celle qui a créé l'organisme quitte l'organisme qu'elle a créé ; mais qu'est-ce qu'elle y fera, puisque c'est l'autre qui le fait servir à ses desseins et à ses pensées. Ce n'est pas là une solution raisonnable et vraisemblable 3. Je

* T. IV, p. 689.

* T. IV, p. 690. xaOaiccp xt 2^â>ov £xaoTOv yiOv ttjc pouXiqffcwc y)(iûv ato$av6tuvov èicKTic&o^ai .. cl; to icpo^xov <r^T){i,a.

3 T. IV, 693. «Tcopo: ouv à iceot tt); SiaicXat9dtav)c rà t&&pia ^X^i^ ^^.Y^C ix icaov); Xa6T)c uicdtpxec. T. IV, p. 695. c Jamais je ne croirai que cet organisme d compliqué ait pu être créé sans un démiurge très sage et très puissant . Mais quel est-iJ? M

S46 mSTOIRB D8 U PSYCHOLOGIB OBS GRECS

ne croirai jamais qu'un organisme si compliqué ait pu être créé sans un démiurge tout puissant et tout sage ; mais quel est-il? Ce qui me parait le plus vraisemblable, c'est que celui qui a créé notre organisme, quel qu'il soit, est présent, est agissant, StafAivctv, dans l'organisme qu'il a créé ^ ou bien qu*il a créé des organes comme des animaux capables de connaître et qui connaissent la volonté de l'élément directeur de notre &me<, de la raison. Mais la conséquence de cette hypothèse, c'est que nous avons beaucoup d'âmes, l'une qui est dirigeante, -yjYcixovHcfiv, les autres distribuées dans chacun de nos organes, ou bien encore qu'il n'y en a qu'une qui suffit à remplir toutes ces fonctions, ty|v ÎTcavtx BiotxoOwv. Quand j'entends dire que la matière éternelle et éternellement douée d'une âme ^ en contemplant les Idées, se donne à elle-même l'ordre et la beauté, je suis disposée croire qu'une seule et même âme a formé notre organisme et use de ses parties. Mais j'hésite à suivre cette opinion quand je réfléchis que cette âme qui dirige et règle nos mouvements ignore les organes qui obéissent à ses propres volontés* et qu'elle a construits.

Je vois bien que par là s'explique la ressemblance des enfants avec leurs auteurs : l'âme qui a formé le corps passe des parents au fœtus, parce qu'elle est enfermée et enveloppée dans la semence. Mais je ne me représente pas bien quelle peut être l'essence de cette âme, qu'on déclare incorporelle et qui s'introduit, ouveiTép/cdôai, avec le sperme dont elle se sert comme d'une matière pour former le fœtus ; quoique plusieurs disent que ce n'est pas le sperme qui est la matière, mais que c'est le sang de la mère que le sperme façonne et organise comme un artiste, 6 ts^v^t^c «ût&c cTvxt th

1 T. IV, 696. avTov sti 8ca|iiv(iv èv xoX; diaicXata^cTat (Aopfoic-

s T. IV, 696. Le sens est douteux, ?) J^ù>cl tx |i.6pia xaTtvxcuoiTxIvsi YvcoptCovrx rb pouXv)|&a xoO rv); Y)|UT£pac 4^u-/t); rjeiioviKoO.

3 T. IV, p. 696. «wjv uXtjv ï\i^x^'' <>^<»«^ *^ aîôvoç.

^ Id., id., 697. avftîfftaTai . . . icdtXiv t) ^yvota Tvj; dtoixoOffvjc Yi|&&c 4^X^^ ^*^^ ûicY)peToOvTwv Tal; 6p(iatc avTfjc pioptcov.

diclpjiwx : ceux-ci disant que c'est le sperme en son tout, ceuxlà prétendant que cet artiste est le pneuma enveloppé dans le sang.

Cette âme qu'Aristote appelle végétative, Platon concupiscible, dont les Stoïciens ne font pas même ime âme, mais simplement une nature, (p udi;^ comment croire qu'elle peut former Tembryon, alors qu'elle est non seulement dépourvue de connaissance, mais même privée de raison S et lorsque cette formation de l'embryon révèle une science et une puissance souveraines.

Enfin , si l'on veut avec les Platoniciens que ce soit l'âme du monde qui, tendue et répandue * à travers le monde entier, forme le fœtus, je reconnais qu'elle possède l'art et la puissance nécessaires à une si admirable création ; mais cela ne supprime pas toutes les difficultés ni les objections, car il faudra lui attribuer la création de tous les êtres vils et malfaisants de la nature, et n'y a-t-il pas dans cette manière de concevoir l'âme du monde quelque chose d'impie et de sacrilège 3.

Malgré toutes ces incertitudes sincères qui tourmentent véritablement son esprit, on. voit cependant se dégager quelques principes dont Galien ne doute pas.

C'est l'âme qui se sert de toutes les parties du corps ; le corps est l'organe de l'âme , et si les parties des animaux diffèrent entr'eux , c'est parce que leurs âmes diffèrent *. Si l'homme a des mains, c'est parce que les mains conviennent à un animal intelligent et que l'homme est, par nature, un animal intelligent, et ce n'est pas parce qu'il a des mains qu'il est devenu un animal intelligent. Ce ne sont pas, quoiqu'on dise Anaxagore *, les organes qui font l'âme ce qu'elle

« T. IV, p. 700.

' T. IV, p. 700. TTjv $t*SXou x69|iou <|/uxv|v âxTeT«|ilvtïv dtaicXaTTCiv xk xvou|ava.

'T. IV, p. 701.

* T. m, p. 2. oti xai al ^/uxat.

est. Antérieurement à la naissance de ces organes l'animal a un sens inné, une conscience non apprise des facultés de son âme et des fins spéciales de ses organes ^ L'homme, sans doute, n'a pas cet instinct précoce et sûr qui caractérise la béte. Son âme à sa naissance est pour ainsi dire nue, vide, dépourvue d'activités dirigées vers une fin propre, cpr.jxoi Tt/vûv T>i; j^i^'/r^ç. Mais de même qu'il a les mains, organe supérieur à tous les organes, de même il a, dans son âme, la raison, l'activité générale de la pensée, supérieure â toutes les activités déterminées*. Ce n'est point, comme l'ont prétendu Épicure le philosophe et Asclépiade le médecin, la fonction qui crée l'organe : les organes ont été créés en vue d'une fin 3. Ce n'est pas la disposition particulière et plus parfaite des circonvolutions cérébrales, ni le volume plus considérable de la cervelle qui sont la mesure, comme le disait Érasistrato, de l'intelligence des êtres animés. En effet le cerveau de l'âne, dit Galien, est aussi riche en circonvolutions que celui de l'homme. La vraie cause de la supériorité intellectuelle de l'homme est dans la xpa^tc des éléments matériels du corps et dans la finesse et la délicatesse de la constitution du pneuma*. En résumé, l'homme a un corps qui a été formé par un être puissant et sage, par un Dieu ou une âme du monde ; il aune âme, peut-être plusieurs ; cette âme lui vient du dehors, des astres et du ciel, et possède une sorte de raison, un voOç nç*.

Maintenant quelle est la nature et l'essence de cette âme, c'est un sujet sur lequel Galien n'éprouve pas moins de doutes que sur la question de son origine et de la formation du fœtus.

* T. III, 6. artf6Y)9iv yotp ic&v l^&ov aS^Saxtov l^** ^^^ ^ ^C IoutoO ^x^c Suvdtiutov xa\ Tûv iv Tot; (loptoïc Oicepox&v.

* T. III, 9. av6p(i>ico; o^v |i6vo; éiicavtwv I^wcdv, xi^vriv tyi^tù'* icpb tt^v^v iv

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