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il peut être considéré comme Su^xparov, parce que le tempérament, xpôcdtç, de son espèce s'écarte davantage du tempérament idéal parfait ^ Car des neuf tempéraments 2, il n'y en a véritablement qu'un qui soit absolument bien proportionné, harmonique, (îu(xp.£Tpo; xai eu^paro;; tous les autres sont Bucxpaxo'.. L'sùxpaatoc est donc double : l'une absolue, idéale; l'autre relative à l'espèce. L'homme est Têtreleplus suxpaxoç, absolument parlant Des Su^xpaTiai, quatre sont simples, ce sont ceux dans lesquels une seule qualité (chaleur, froid, etc ). domine ; quatre sont composés ; ce sont ceux ou prévalent deux qualités contraires (froid et chaud, ou humide et sec). D'une façon générale, on peut dire que sur la nature de cette xpacrt,-, c'est-à-dire au fond sur la nature de l'âme, reposent les divers degrés des énergies, activités, puissances ou états physiques ou psychiques des espèces et des individus. Les facultés psychiques particulières sont, dans l'espèce et le degré de leur activité, conditionnées ou du moins influencées par la xpaai? des centres organiques particuliers où elles ont leur siège. La pensée pure elle-même, malgré la plus grande homogénéité de sa substance, est plus ou moins forte, pénétrante, subtile, suivant la xpaaiç de l'âme 3. Mais cette xpadtç, n'étant qu'une forme des éléments constitutifs du corps, on peut dire que c'est la xpzctç du corps qui gouverne les énergies, activités et états de l'âme. L'observation et le témoignage même du grand spiritualiste Platon prouvent que l'excès d'humidité dans la xpa^i; nuit à l'intelligence, et puisque aucun corps mortel n'est sans humidité, comme le sont les astres, aucun ne peut posséder une intelligence parfaite. Le degré d'humidité dans la composition de l'animal
2 Galien en multiplie (t. XV. 96) le nombrfi jusqu'à 13 -, ma's on les peut ramener aux quatre habituellement admis : le cholérique, le sanguin, le mélancolique, le phlegmatique
3 T. IV, 78:2. To Xoytxbv Tri? ^'^X^^ (XOvoeiSr) oùatav ^;(ov ty^ toO ffwfxatoç (TU(xpL£TaoâXXsTat. Id., IV, 821. raîç xpâtreo-t S'eiieTai xa-rà [xèv xo XoytCTTixbv
est la mesure de son infériorité dans la capacité de connaître*.
C'est à ces faits que se rattachent comme à leur cause les maladies de Tàme, les maladies de la mémoire, de l'imagination et de rintelligence^, dont le principe est la SuaxpaTta. La représentation sensible, t) cpavra^TixT) svspyeia, et la représentation intelligible, t) BtavoYjrtjc-^q, sous cette influence de la Sutyxpacia, sont Sujettes aux maladies suivantes :
La représentation sensible éprouve tantôt une sorte de pesanteur dans son activité, comme une sorte de sommeil, xapoç, tantôt perd la conscience de l'impression que Tâme a sentie, xaTxXY|']/tç : ces deux états psychiques sont l'un et l'autre une sorte de paralysie mentale qui enchaîne ou supprime l'activité de Fâme^. Cette paralysie peut s étendre à la Tacti vité de la partie rationnelle de l'âme, au XoytaTixdv , et prend alors le nom d'àvota. Parfois la Bucrxpaata produit nn mouvement désordonné et excessif, qui trouble en môme temps les actes de l'imagination et les idées de la raison, et cause l'hallucination et le délire, TiapacppoauvTi L'effet est quelquefois une insuffisance dans la tension du pneuma, une sorte de relâchement de l'activité psychique, sXXtTrv]? xa\ àxovo;, une sorte de léthargie dans la faculté de la représentation sensible et dans l'intelligence, la faiblesse d'esprit, |i.wpia ou
|i.a)p(i)(7iç ^.
Les parties de l'âme sont-elles des actes, svspystat, ou des états passifs, 7rà6Y|6 ? L'acte est un mouvement opérant, efficient, opacTTtxT], et le mouvement opérant a pour caractère la
* T. IV. 782. T'!vo? o-jv ri ToO ^coou xotourov Se aibiLct, tc'voç afxo'.pov uypôxYjTo; (oCTTïep xà Ttbv aTTpwv... (o<Txe oùSè auvéaso)? axpa^ èyyij; èatt ffcofia 6vïjtoO î^taou, Trâvra ô'wausp uyp6T/;T0î, O'jtw xai àvo:a; [izxiy^et..
2 T. VIII. 163 al'xe xri; [jlviquy); pX(x6xi xat at'ye fxtopwo-et;. VII, 60. xà? twv y)ye|jiov[xcbv àvepys'.tôv pXdoaç... xat Tcpcoxos y£ t^T;? cpavxacTixrjÇ .