‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 3)Chapitre 25 sur 33 · T. IV · texte numérisé non relu

T. IV

2 Les deux seuls traités de morale que nous ayons conservés de Galien sont :

1. Ttepi ôiayvtoaea); xat ÔepaTreia; twv èv tt, ^vy^y) exacTOU tôitov uaOtbv.

2. uepi ôiayvajcreto; xai ÔspaTieiaç Ttôv èv Tr; Ixocarou 4"^>(^ a[jiapTr](j.âxwv. Ce sont lies manuels de vie pratique. Les piincifies généraux sonï les suivants : Après avoir reconnu, avec Platon, que toutes nos passions et tous nos défauts

fond la morale d'Aristote avec la classification des biens en spirituels, corporels et extérieurs ^ fondée également sur le principe que toute vertu consiste dans un milieu. Le milieu est le bien ; il faut fuir tout excès, soit en trop soit en moins 2. Sur la question, tant agitée chez les anciens, de savoir si la vertu est une science, Galien fait une distinction entre la partie rationnelle de lame, dont les vertus sont une science, c'est-à-dire sont accompagnées d'une claire conscience de la fin morale de l'acte, et la partie irrationnelle dont les vertus ne sont que des forces, SuvipLeiç, des dispositions naturelles et inconscientes 3. La vertu n'est que la perfection de la nature de chaque chaque chose et de chaque être, et chaque partie de l'âme a sa beauté et sa vertu propre, et correspondante à sa fonction et à l'importance de sa fonction *.

viennent de ce que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, et que c'est l'amour de soi, inné à l'homme, qui nous empôche de nous connaître véritablement, il établit que nos erreuis, nos fausses opinions, viennent de nos passions, uocOy;, et que la première chose à faire, c'est de nous affranchir de leur joug dans la mesure du possible ; car il faut s'appliquer à devenir meilleur, sans avoir l'ambition de devenir parfait. Pour cela, il faut d'abord se connaître soi-même, c'est-à-dire examiner sa conscience et s'avouer sincèrement ses fautes ; car aucun homme n'en est exempt. Ensuite, il faut s'exercer à pratiquer les préceptes de la morale, toujours dans la mesure de ce qui nous est possible. Nous pouvons evercer nos forces physiques sans espérer devenir ni un Hercule, ni un Achille ; il en est de même de nos forces morales, et il faut tendre, sinon à tuer, du moins à dompter, à apaiser la bête féroce qui est en chacun de nous, t. V, 26, wauEp zi Ov]pcov Yip-spCxTat xe xa'. upauvac, et, d'un autre côté, à borner en tous les sens les désirs de l'âme, et à ne pas les laisser devenir insatiables, puisqu'ils ne seront jamais assouvis, 1 T. I, 26.

^ T. XVI, lO^. àpsxal ôè ua-rac èv picw auvco-TavTat . T. V, 468. Ttbv [jLèv yàp aï.ôyitiv Trjç psptov àXôyouç avocyx-/) xai xà;

àpExà; eîvai, toO XoyiffTixoO ôè (xôvovi, XoyixY]v oioxe eùXôyto; èxsîvtov (Jièv ai àp£xai ôuvàfjieiç eîaiv, èui<TTrj[JLY) ôè aovou toO Xoy.xou, et p. 595. ev {xàv oCiv toi; àXôyoïç {jLÉpeaiv aùxrjç e^eiç ts xivéç état xa\ 6uvc'[iet(; (Jiôvov at àpexa\, xaxà ôè xb Xoytxbv où"/ e^iç [jlovov y] Suva(xi;, àXXà xai i'Ki^ir][iq r\ àpsxT).

* T. V, 595. êxaaxov [xopiov x-Tj; 6Xy)<; J^u'/riÇ xb xaxà xyjv à^tav lauxoO xaXXo; è'xei.

Chaignet. ~ Psychologie.

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