‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 3)Chapitre 8 sur 33 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

^ Id., td. xaxà (xèv xyjv ofitXcav Yvwpi|xwx£pov, xb at<T8-/)x6v xà ôè ayvwrrxa (iàv xaîç ô[i.tXtat: yvtopt(X(oxepa 8è xy) çû^ei. On reconnaît les termes mêmes d' Aristote.

faculté crée en nous le raisonnement, X^yoç; on peut la comparer à l'architecture ; elle a pour matière les passions et émotions de l'âme, qu'elle doit pour ainsi dire construire et édifier, gouverner à l'aide du raisonnement, otxovo[j.ou(7a xw Xoyi(7ji.w.- Enfin, en troisième lieu : la science , vj sTrtaxTjuYi, qui n'est autre chose que l'état de certitude de la raison, ou encore l'harmonie , la concordance de toutes nos facultés de connaître, et est l'œuvre de l'âme, en tant que divine, ou la raison, wç U ôstaç vouç. La raison a pour fin de rechercher les analogies et les ressemblances des choses, de distinguer les différences et de constituer ainsi les genres ; c'est par ces opérations qu'elle crée la science de l'arithmétique, de la géométrie et de la musique, et toutes celles qui ne fondent leurs systèmes de raisons que sur la force de la raison, ô'aai aXXai... tt) tou Xdyou

Maxime admet la théorie de la maïeutique platonicienne, mais il l'interprète à sa manière ^ L'âme, ^^^v/r^, est grosse de pensées et souffre des douleurs de l'enfantement; c'est la raison qui la délivre, et l'aide à mettre au monde ses fruits intelligibles , Xdyoç [ji,at£Ù£Tai <]^u/y)v xuouc>av. La conception de l'âme s'appelle Nouç; le travail de l'enfantement, c'est la sensation ; le fruit, c'est la réminiscence, àvà^j-v-^atç. Si tout ce qui vient vient d'un germe , puisque l'âme est capable de comprendre la vérité, c'est que les germes que la nature y a plantés sont vrais, et s'ils le sont, c'est qu'ils l'ont toujours été, et s'ils l'ont toujours été, ils le seront toujours : ils sont donc immortels. L'origine de la science n'est pas autre chose que l'état des germes de l'âme arrivés successivement à la floraison et à la maturité, crTrep^xàTwv ^uyri<; av6oç xal xsXEcrcpdpTjatç L'âme est donc un être autodidacte, aùxoS^Saxxov yàp xt xpr^[^^, comme dit le chanteur d'Homère:

AùxoS^Ôaxxoç 5 'stu-t .

t XVI, 4.

Si râme sait, apprend, se rappelle, c'est-à-dire si elle connaît, elle n'est pas corporelle ; car tout corps est incessamment changeant, se dissipe et se renouvelle avec une extrême rapidité, ttSv y^p ^w{7.a ^zî xal (péperai o^êcdç, et si elle n'est pas corporelle, elle est immortelle*. Tout ce qui est anéanti est détruit ou par la dissolution de ses parties, comme la terre est dissoute par l'eau, ou par le choc qui les broie, comme la terre est broyée par le soc, ou par la fusion, comme la cire est fondue par le soleil, ou par le coup qui les sépare, comme l'arbre est coupé par la hache, ou par des altérations et transformations qui en changent la nature, comme l'air qui se transforme en feu et l'eau en air. Mais l'âme qui n'est pas corps, n'est sujette à aucun de ces accidents. C'est elle qui donne au corps la vie et l'unité : comment pourrait-elle périr, à moins qu'on ne suppose qu'une autre force lui donne à elle-même l'unité et la vie ; ce qui ne serait autre chose que d'imaginer une âme de l'âme, xt; av £7rivo7](7ai «j^u/j/jv ^u/^r^;, et ce qui est absurde. L'âme est pour elle-même le principe de sa vie et de son unité, aÙTT] auT7)v((7uv£x et); car autrement on irait à l'infini ; il faut bien s'arrêter à un principe qui subsiste par luimême et n'a pas de cause de son essence et de son être, (7uv£/(^-

{jievov ucp 'eauTOu' et Sà (jit), •jio't (7T7]<T£Ta'. 6 Xoyifiixhç Trpofoov elç a7r£ipov.

Cette âme, qui soutient le corps, et qui n'est soutenue que par elle-même, c'est un démon, enfant de l'éther, qui a émigré de la terre dans le ciel, lorsque la mort a rompu les liens corporels qui l'attachaient ici-bas. Ce démon issu de l'homme, Sat^wv il àvOpwTTou, jouit il est vrai, dans sa nouvelle et céleste demeure, d'une vie presque divine ; mais il reçoit de Dieu la fonction de visiter la terre, de communiquer avec les hommes, de venir en aide aux bons, de venger les opprimés, de punir les méchants.

La volonté est libre , et le libre arbitre n'est point incompatible avec la divination, dont l'art ne touche que relative-

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