‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 4)Chapitre 19 sur 94 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

ARCHÉLAUS

Ce qu'on connaît des doctrines d'Archélaùs de Milet ou d'Athènes ne s'éloignent pas beaucoup de celles-là : il ne nous reste de lui aucun fragment, et parmi les renseignements historiques sur ce philosophe à qui ni Platon ni Aristote ne font l'honneur de citer même son nom, les uns lui attribuent les opinions principales d'Anaxagore, à savoir la théorie des homéomèries infinies et d'un esprit divin, Dieu même, qui les domine et les ordonne ; d'autres nous disent qu'il admettait, comme Diogène, l'air comme principe universel des êtres et des choses, et donnait la raison, la pensée, comme un attribut essentiel et immanent à ce principe. Quant au mouvement, il en trouvait la cause dans la chaleur en opposition au froid immobile et cause de l'inertie des corps.

On lui attribue quelques écrits philosophiques sur la politique et la morale, et cela a suffi à quelques anciens pour en faire un précurseur et même le maître de Socrate.

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