Ta MavTtvIwv £Ôr]. Osann. Anecdot. Roman., p
3. TîaiôsuTcxtov v6[jLwv. Ammon., fr. 78, de Miiller, t. 11, p. 289. Diog. L.,
VIII, au moins en 10 livres.
A. nuOayopixa\ ocjiocpàffstç. Stob,, Floril., X, 67.
5. Bcot àvôptbv. Plut. Moral., 1093, B. Btovç àvop&v 'AptcTÔlsvo: ^Ypa<]^cv. Jerom., llisl. Eccl. Prœf., Fecerunt lioc (écrire les biographies des hommes illustres), apud Graecos Ilermippus peripatelicus, Antigonus Caryslius, Satvrus doctus vir, et omnium longe doctissimus, Aristoxenus musicus.
qui nous a été con-ervé par Cicémn de sa doctrine sur Vàme, qui ne diffère pas sensiblement de celle des pythagoriciens, ses premiers maîtres, et où l'on ne reconnaît guère l'influence de son second.
Aristoxène, encore plus pythagoricien que péripatéticien, reproduisait la définition de l'âme qu'avait formulée l'école italique, et que Platon avait déjà fait connaître et avait réfutée ^. L'âme était pour lui uns certaine tension {intentionem, les stoïciens diront rovoç, une harmonie du corps même), semblable à l'harmonie des sons qui naissent de la tension et des rapports de tension des cordes de la lyre ; de l'organisme du corps, de sa figure, et des tensions de tous les éléments qui le constituent, naissent les mouvements divers, les fonctions diverses qui constituent une espèce d'âme, quamdam animam 2. Cette âme en eff*et, si c'en est une, comme en doute Gicéron et comme le nie Lactance, est conçue plus grossièrement encore que par les pythagoriciens qui en avaient fait une cause de l'harmonie, tandis que par les termes dont se servent Gicéron etLaclance, il semble manifeste qu'elle était pour Aristoxène, sinon un effet, du moins une résultante de l'organisme, un rapport abstrait, et en même tem.ps incompréhensible, entre les parties du corps. G'est au corps même, à la constitution physique, à la vie une et harmonieuse dont ses membres sont animés qu'appartient la faculté do sentir, vim sentiendi, c'est-à-dire sans doute, la pensée même identifiée à la sensation 3. Lactance a donc bien raison de dire qu'Aristoxène niait, au moins implicitement, l'existence de l'âme, et plus encore l'existence de
* Plat., Phxâr., 390, 392.
2 Clc, Tuscul., 1, 10... Ipsiiis corporis intentionem. ., ex corporis totius natura el figura vaiios motus cieri, tanquam in cantu sonos... id., 18, membrorum vero situs et figura corporis, vacans animo, quain possit harmoniam efficere, non video.
3 Lact., Instit. Div., Vil, 13... In corporibus e.\ compage viscerum ac vigore membrorum vim sentiendi existere. Id. de Opif. Dei, XVI, quasi liarnioniam ex constructione corporis et compagibus viscerum vim sentiendi existere... Vulunt igitur animum simili ratione constare in homino, qua corporis partium forma conjunclio, membrorum que omnium consentiens in vnuiii vigor, motum illum sensibilem faciat, animumque concinnet.
ARISTOXÉNE 325
l'esprit K D'un ton assez méprisant, Cicéron lui conseille de laisser ce grave et profond sujet de méditation à son maître, et de borner son ambition à la mesure de sa capacité : à savoir l'art d'enseigner à chanter : Jiœc magistro concédât Aristoteli : cancre ipse doceat '2.
' LacL, Instit. Div., VII, 13. Quid Arisfoxcnus? Qui negavit omnino ullam esse animain, eliain dum vivit in corpore. Id. de Opific. Dei, c. XVI. Aristoxcnus dixit mentem oamino nullam esse.
2 On ne peut s'étonner qu'un musicien si consommé, et un pliilosophe professant sur la nature de l'ànie de telles idées, ait attribué comme Tliéopliraste, et avec tous les anciens d'ailleurs, une influence considérable à la musique sur l'ànie et sur le corps (Plut., de Music, 1146, e).