Alexandre, le roi de Macédoine
23. Alexandre de Haies, mort en 1245, le premier des scolastiques.qui ait connu toute la philosophie d'Aristote et l'ait mise au service de la théologie chrétienne. S il ne l'expose pas, comme Albert le Grand, en tant que doctrine philosophique, il s*appuie sur elle dans sa Somme de Théologie, ouvrage très orthodoxe et recommandé par le Pape ^.
24. Alfred l'anglais, du xii^ siècle, auteur de commentaires sur les Metheora Aristotelis et in eurndem de Vegetahilihufi. Les fonctions vitales ne sont pas des fonctions de Tâme, mais de Têtre qui résulte de l'union de l âme et du corps, de l'être vivant. L'âme n'est âme que par le corps, comme le corps n'est corps que par l'âme ^. L'homme est une unité organique et l'âme n'est qu'une partie constitutive de cet être complexe.
25. Al Farabi (Abu Nasr Mohammed, ben Mohammed, ben Taskan de Farab), né vers la lin du xi^ siècle, professeur à Bagdad où il avait fait ses études, puis à Alep, et enfm à Damas, où il mourut en 950 après J.-Ch. Il suit dans sa logique, avec une fidélité absolue, la doctrine d'Aristote, mais dans sa métaphysique il admet des propositions platoniciennes et surtout néoplatoniciennes.
26. Al Kendi (Abn Jusuf Jacub, Ibn Eshak, Al Kendi, c'està-dire le pè) e de Joseph, Jacob, fils d'Isaak, du pays de Kendah), né à Barsa sur le golfe Persique, vivait vers le milieu du IX® siècle, jusqu'à peu près 870 après J.-Ch., mathématicien, astrologue, médecin, il est aussi célèbre comme philosophe et a composé des commentaires sur les écrits logiques d'Aristote.
* L'âme est la forme du corps, suivant lui, mais non pas en tant que le corps ne devient corps que par elle. Le corps a déjà comme tel sa forme n ilurelle, à laquelle l'âme s'ajoute, comme une seconde forme supérieure Siebeck, t II, p. Gesch. d. Psyck.
' Sieb., id., p. 427. Biblioth. philos, med. set.^ ed. Barach, II, 31.
PÉRIPATÉTIC ENS DU LYCÉE 381 27. Amaury deChartress, mort en lOOC,à Paris, où il professait la théolt)^ie. et condamné par le synode de li09,ti oisan- après sa mort, po jr avoir expliqué en chaire, outie les livres de lOj^ique, la Physique et la Mélaphysique d'Aristote. 28 Amein as, qui figure au testament de Straton
29. Ammonius d'Alexandrie, maître de Plutarque, mais qui est un véritable académicien, confondu par Fabricius avec le suivant.
30. Ammonius, cité par Lon^^in ^ comme péripatéticien fort savant, mais qui n'a laissé d'autres écrits que des poésies et des discours d'apparat.
31. Ammonius Sakkas, d'Alexandrie, contemporain d'Origène, le fondateur du néoplatonisme et le maiire de Plotin. Hiéroclès préiond que ce philosophe « éclairé par Dieu même a !e premier compris et exposé dans leur sens vrai et fidèle les doctrines de Platon et d'Aristote, a mis fin au dissent ment qui depuis tant de siècles divisait les deux écoles, et prouvé qu'ils s'accordent dans tous les points essentiels » ^.
32. Ammonius, fils d'Herméias, maître de Philopon, d'Asclépius de Tralles et de Simplicius, disciple de Proclus, et chef de 1 école d'Alexandrie : Tun des plus féconds et des plus autorisés des commentateurs de Platon et surtout d Aristote :
'ApKjTOTsXouç £;'i^(jx7]To ^. Ou 'd couservé de lui des commentaires sur V Introduction de Porphyre ; sur les Catégories ^ ; sur le De Interpretatione : on cite des extraits d'un commentaire sur les Premiers analytiques, et on est autorisé à lui attribuer un ouvrage sur les livres du Ciel, sur la Météorologie, sur la Métaphysique 6. Il n est pas certainement l'auteur delà vie d'Aristote qui nous est parvenue sous son nom.
2 Porpliyr., Vit. Plotin., 20.
3 l'hot. Dib., Cod , Toi, p. 401, a. 24. * Ddinasc, hid., 79.
5 Brandis et Pranll en contestent l'authenticité. « Zeller, t. V, p. 750.