Amphion, disciple de Lycon
34. Anatolius d'Alexandrie, évêque de Laodicée, vers 270 ap. J.-Ch., tellement versé dans la philosophie péripatéticienne que, d'après tnsèbe ^, on voulait le faire le chef de cette école à Alexandrie. Zeller estime qu'on pourrait lui attribuer le fragment -cité par Fabricius ^, tandis que les fragments reproduits par lamblique doivent être attribués au néoplatonicien Anatolius, son maître.
35. Andranlus ou Adrantus, qu'Athénée signale comme auteur de cinq livres sur les Éthiques de Théophraste et d'un sixième sur les Éthiques à Nicomaque d'Aristote, que s'était approprié un certain Héphsestion ^.
36. Andronicus de Rhodes, le onzième chef de l'école péripatéticienne, à Athènes, d'après David ^ et Ammonius le dixième seulement d'après une autre scholie s, diflérence qui provient de ce que les uns comptent, les auires ne comptent pas Aristote dans le nombre. Strabon ^ le cite avec Panétius, Stratoclès et Léonidès comme un des savants et des philosophes, Tô5v Trept Aoyouç xat cpiXoc>ocpiaç, qui sont originaires de Rhodes. C'est lui qui grâce à Tyrannion *o pût donner la première édition des écrits d'Aristote disposés par ordre de matière
2 Hist. Eccl., VH, 32.
Bib. Gr., m, 462.
* Tlieol. Aritlim..
5 Athen , XV, 673, Casaubon dit sur ce passage : « Ouis autem iste Adrantus ? Grsecis quoil equidem sciam, usitatum id nomen viri non fuit : neque inter Aristotelis interprètes (talem liunc facit Atlienœus) Andrantum usquara noniinatum reperies. Adrastum peripateticutn, interpretem librorum Arisiotelis, multi Dominant. Atque hic, Allienaeo amicus, vel etiani fartasse prfeceptor esse potuit : vixit enim sub Antoninis, juvene adhuc Athenseo, ut non sine causa ejus viri nomen hoc loco restituendum esse videatur : quod tamen non ponimus nos, sed tantum proponimus.
6 Scholl. Ar., 24, a. 20; 25, b. 42.
■ Scholl. Ar., 94, a. 21; 97, a. 19.
* Waitz., Org., I, J!i5.
« XIV, 2, lyQ Tauchn.
^0 Ce savant avait pu mettre à profit la bibliothèque d'Apellicon, que Sylla, après la prise d'Athènes, avait fait transporter à Rome. V. mon Essai s. la Psych. d'Ar., p. 60 sqq.
» Porphyr., Plot.^ 24; SylL, 26.
PÉRIPATÉTICIENS DU LYCÉE 383 pourvue d'un catalogue qui renfermait sans doute, outre la nomenclature des ouvrages, des renseignements crit iques sur leur authenticité ^ leur contenu, et Tordre dans lequel ils avaient été composés, ou plus probablement dans lequel ils devaient être lus et étudiés 2.
Les extraits que nous en font connaître les scholies nous autorisent à lui attribuer des commentaires sur les Catégories^, que Simplicius qualifie de paraphrase peut être également des commentaires sur la Physique, sur le de Anima, sur YÉthique. Des deux ouvrages qui nous sont restés sous le nom d'Andronicus, l'un intitulé : de Animi affectionibus, appartient à un écrivain du xv^ siècle, Andronicus Gallistus, l'autre qui est un commentaire surV Éthique à Nicomaque, n'est certainement pas celui qu'on pourrait attribuer à Andronicus de Rhodes^. Il semble avoir montré dans son exposition et son exégèse des ouvrages du maître, quelqu'indépendance d esprit et une certaine originalité de pensée.
37. Andronicus Gallistus, de Gonstantinople, venu en Italie après la prise de sa patrie, vécut le plus souvent à Rome chez Bessarion, s'en alla à Florence et meurt à Paris. Il est célèbre par ses études sur Aristote, la plupart inédites. Boerner, p. 169.
38. Androsthènes, fils d'Adimante, disciple de Théophraste ^\
39. Antipater, roi de Macédoine, disciple ou plutôt ami d'Aristote, et curateur de son testament
' Scholl. Ar., 81, a. 27. Simplicius rapporle, en la blàmani:, l'opinion d'Androniciis qui attribuait, à un autre auteur qu'Aristote les derniers paragraphes des Catégories.
2 Id., 25, b. hi, David : « Nous ne connaissons les ouvrages d'Aristote que dans leur état isolé, ôcà Tr)ç ôiaipéaew;. C'est pourquoi nous ne savons pas par lequel il faut commencer à le pratiquer, tc TrpwTov... (;.£Tax£iptG6(i.£0a. »
3 Scholl. Ar., 42, a. 30 ; 40, b. 23 ; 61, a. 25.
^ Id., id., 41, b 25. 'Avôpovtxoç TîapaçpaCwv 10 xtov KaT/5Yopctov pi[3Xtov.
s Voir Brandis : Uber die griech. Aiisleger d. Organons, Uém. de l'Acad. de Berlin, 1833, p. 273 Zeller, Die Pliil. d. Griech., t. IV, p. 550, sqq. Prantl. Gesch. d. Logik , 1, 537.
6 D. L., V, 57. Qu'il faut distinguer d'Androsthènes, fils du compagnon d'Alexandre, Onésicrite, disciple de Diogène le Cynique, l). L., VI, 75, 73, 80, 8i.
7 Aristocl. dans Euseb., Prœp. Eu., XV, 2, 9. Diog. L., V, 27. Demetr., de Elocut., 225. /El., H. Var., XIV, 1.
40. Antisthènes, le péripatéticien, du commencement du second siècle avant J -Ch., né à Rho les. Suidas lui attribue récrit 6 Maytxd,- * que Diogène 2 cite comme un ouvrage d'Aristote, mais que l'anonyme met au nombre des pseudépigraphes.
41. Apellicon de Téos, qui, au commencement du l^"" siècle avant Vère chrétienne, découvrit à Skepsis les livres d'Aristote et de Théophraste, fort endommagés pour avoir séjourné pendant deux cents ans, dit-on, dans un caveau, où les avaient cachés, on ne devine pas dans quelle intention, les héritiers de Nélée, disciple d'Aristote et d^ Théophraste. 11 les leur acheta à grand prix ; mais comme il était plutôt un amateur de livres qu'un philosophe 3, les copies qu'il fit faire de ces textes précieux, furent altérées par de nombreuses additions destinées à en remplir les lacunes Athénée ^ prétend qu il s'était adonné à la philosophie péripatéticienne, et Anstoclès^ qu'il avait composé un ouvrage sur Hermias et Arislote, d'un contenu sans doute biographique.
42. Apollonius, péripaléticien, dont Plutarque célèbre le dévouement et l'amour fraternels"^. Ce jeune philosophe, comme il le désigne, avec un rare désintéressement, s'était efforcé de procurer à son fi-ère, Sotion, une réputation supérieure à la sienne propre. Zeller ^ conjecture que ce pourrait être le même dont Simplicius cite un écrit sur les Catégories et qui était d'Alexandrie ^.