‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 5)Chapitre 10 sur 43 · L'homme tient le milieu entre Dieu et la bête. III · texte numérisé non relu

L'homme tient le milieu entre Dieu et la bête. III

6. Saturne, intermédiaire entre Cœlus, son père, et Jupiter, son fils. V, 8, 13.

7. Les démons intermédiaires entre les dieux et les hommes. Enn., III, 5, G; VI, 7, 6; V, 8, 10; IV, 3, 18; III, 2, 3; VI, 9, 8.

8. La vertu intermédiaire entre les idées et les phénomènes (1, 1, 12), comme Hercule, qui en est l'image, est placé entre le ciel et l'enfer, et appartient également à l'un et à l'autre, èv UoXz xs xat èv "Aoou.".. ava> té... xai xâxo). Proclus donnera la formule de cette loi qu'il applique dans toute sa rigueur, Institut, theol., 175. oùoa(xo0 yàp cd upôoâot ytyvovxat

4 Enn., I, 8, 14.

tance de l'âme qui entre en société intime, xotv<j|v/aa en communion avec le corps : ce sont ses puissances seules qui y descendent. De même que l'Un ou Dieu demeure en luimême, tandis que ses puissances descendent dans les choses et dans toutes les choses, de même que les âmes ne sont pour ainsi dire que des jets rayonnant de son essence, poXàç êx7ce[Acp8£faaç9 de même l'âme, tout en restant intacte et pure en soi , envoie , émet dans les choses qui sont au-dessous d'elle, et toutefois capables de les recevoir, ses puissances, qui, remarquons-le bien, ne sont jamais entièrement séparées et comme coupées de leur substance1. On a donc le droit de dire, parce que c'est la réalité même, que partout où ses puissances sont toutes présentes, l'âme elle-même est présente tout entière, sans appartenir exclusivement à une chose particulière; car alors elle se diviserait, et comment concevoir que l'âme, c'est-à dire la vie se divise. L'âme est donc présente par ses puissances au corps dont, par leur acte, elles mettent en jeu les organes2.

Ceci nous amène naturellement à traiter des puissances de l'âme.

1 Enn., VI, 4, 3. auto (to voyjtov) èç'èauTOvi elvat, Bvvajiet; oï àit'avTov levai èotc -rcâvTa. VI, 4, 9. « Il est absurde de concevoir les puissances séparées de leurs substances, àwoxeT{jLr,filva;. On ne peut concevoir une essence sans puissance ni une puissance sans essence. »

2 VI, 4, 9. « Il vaut mieux dire que c'est par la présence, tm •jrapEîva'., des puissances de l'âme en eux, que les organes qui les possèdent sont mis en activité, activité réglée par les puissances immobiles qui leur commandent, xô) Ttapeîva'. -cà e^ov-ca eivat rà èvepyoGvTa jca*c'avrcàç, cota; 8è àxcv^xou; eïva'., ^opriyoua-a; x'o ô'JvaTÔat toî; e/ouaiv. La théorie de 1 irradiation, eXXajJL^iç, probablement empruntée des doctrines orientales, aide à faire comprendre comment la substance ou le foyer lumineux peut être distingué des rayons ou puissances qui en émanent, tout en gardant leur lien, leur continuité, Guvé-/eia, avec la source d'où ils jaillissent. Nous avons déjà vu dans Numénius, Philon et Ammonius, cette distinction qui permet, parce qu'elle n'est pas une séparation, d'affirmer que le principe supérieur est présent dans les choses auxquelles il se communique, sans y être localement et substantiellement uni, de manière à être partout et nulle part. Toute division substantielle le diminuerait et finirait par le détruire.

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