‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 5)Chapitre 15 sur 43 · LA SENSATION EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LA SENSATION EN GÉNÉRAL

La loi d'évolution sériée qui domine le développement, de tous les êtres s'applique naturellement à leurs puissances que l'abstraction seule et le raisonnement détachent de leurs substances respectives. Les puissances de l'âme sont ainsi non-seulement liées entr'elles par un lien continu, mais elles dépendent dans l'existence les unes des autres ; elles se déroulent, se développent les unes des autres, les inférieures des supérieures qui les contiennent, puisqu'elles les produisent. Toute chose engendrée par une autre ou qui a besoin de cette autre pour naître est dans cette autre. C'est ainsi que les facultés de l'âme restent inférieures par rapport à celles qui sont placées plus haut dans Tordre de l'essence1. Nous ne passons donc pas brusquement, mais au contraire par

1 Enn., II, 9, 3. rcap 'àXXcov eTvoa... Ifi?/]? eTvou uavxa ocXXyjXo'.;. VI, 7, 9. è^£>.'.TTÔfj.£va'. yàp ou ôuvafxetç àei etç tô avto xaxaXeiTrovat. VI, 4, 10. toutov oï Tpôuov xoù tàç a<79ev£Tt!pa; Suvajwtç Tcapà xcov upoTeptov àEioOac yîyvsaOoa. Conf. VI, 8, 10; V, 5, 9.

une série d'intermédiaires de la vie de sensibilité dont nous venons d'analyser les phénomènes à la vie de la raison, vie propre de l'âme. L'âme est supérieure à la nature, parce qu'elle est pleine de formes, parce qu'elle a la pensée, ôewpfo, la passion de la science, de la recherche, et 'le besoin de mettre au monde quelque chose tiré de ce qu'elle connaît1. Pour arriver à cette forme supérieure de la vie nous avons à traverser les degrés de la sensation, considérée comme faculté de connaissance, de l'imagination et de la mémoire intellectuelles, quoique ces puissances soient encore liées à la mise en jeu d'organes corporels. Placée aux confins du monde sensible et du monde intelligible, l'âme peut se porter également vers l'un et l'autre, et puis qu'en tant que limite elle leur appartient à tous les deux, il est naturel que dans la plupart de ses opérations et de ses puissances intellectuelles nous retrouvions les deux éléments concourant à la production d'un seul et même acte 2.

La sensation externe, 7] ou •/] êl-t; -aOr^ix-^, a déjà imprimé des formes générales, tuttoc, à l'animal, formes qui sont des intelligibles, mais dont l'âme sensitiven'a pas conscience. La sensation interne dont l'autre n'est qu'une image, la sensation de l'âme, a la puissance de saisir non pas les objets sensibles eux-mêmes, mais les formes déposées dans l'âme sensitive par la sensation passive, et cela sans subir elle-même aucune modification passive, précisément parce que ces formes sont des intelligibles3.

L'âme est ici active, tandis que dans la sensation externe elle est passive, Tzv.Qrixix.r\. C'est de ces types des choses que

1 Enn., III, 8, 5. xb <p:Xo|xaOiç... xh Çy)T/)TI-/.Ôv... y) si; wv k'yvcoy.E wôî'ç.

2 Enn., IV, 4, 3; IV, 6, 3. Tipb; ajxçio e/et... èv fiétru) os oùaa aî<r6aveTat à|i<ptHv. IV, 8, 8. 7ra<7a cl <\>v/r\ e/et ti xoù xoO xâxco 7rpb; crcoaa xat xoO àvto Ttpb; voOv. III, 8, 3. [Asarjv xâij'.v ev xoî; oùacv lirtayoOaav 6e:a:y.èv (xo:pa; O'jaav, ev etr/âxtp ôè xoû vorjxoO ovcav, go; o\j. opov ouTav xrj ai<JÔr(xr) ç-jcîi.

3 Enn., 1, 1, 7. xy]V oè ty)Ç ^vr/r|; t0^ a'tcrÔâveo-Oa'. ouvauuv où xtbv a'.a6?;xcbv etvat Set xtov Se ànb xr); ai(j()r(o-ea>; èyytyvo[i.Évtov tw Çooa) xùucov àvt'.À^-xr/.r,-/ eîvai [jàXXov vorjxà yàp rfôr] xaûxa... elocov jaovov à7ta8to: etvat 6îwpiav.

naissent les opinions, les raisonnements, les pensées, tout ce qui enfin constitue notre nous, ■f];ué?ç, notre moi, comme nous dirions; car tous les autres faits déjà observés sont nôtres; ceux-là seuls, supérieurs à ranimai, constituent la personne humaine, l'humanité en nous1.

Sentir les choses sensibles c'est pour l'âme un acte de prise de possession, d'appréhension, àvT&7|<|'t;. Cette possession est intellectuelle; l'âme par elle comprend les qualités des corps et se modèle d'après leurs formes 2. La sensation n'est pas l'empreinte d'une image, l'impression d'une forme dans l'âme. En effet, dans la vision, nos yeux atteignent l'objet visible là où il est placé, c'est-à-dire hors de l'âme, sans qu'il se produise hors de l'âme aucune image, sans qu'il s'opère en elle aucune impression pour ainsi dire matérielle. Cela est démontré par les faits.

1. Si l'âme voyait par les images, comme ces images sont supposées être produites en elle, elle n'aurait pas besoin de regarder au dehors.

2. Si l'âme voyait par les images, elle ne pourrait avoir la notion de la distance, concevoir les objets comme éloignés, puisque son objet immédiat, l'image, est par hypothèse en elle.

3. Si l'âme voyait par des images imprimées en elle, ces images ne lui permettraient ni de juger de la grandeur des objets ni même de concevoir l'idée de la grandeur. En effet entre le ciel et son image dans l'âme, il n'y a nulle analogie, nulle proportion.

4. Enfin si l'âme voyait par des images, et c'est ici la plus forte objection contre la théorie des images, nous ne verrions pas les objets eux-mêmes, mais leurs traces et leurs ombres, tvSàXfxaTa, axfai : ainsi les choses seraient autres que nous les voyons.

1 Enn., I, 1, 7.

2 Enn., IV, 4, 23. ta eî"ÔY] aùxwv à7ro[iaxxo[j.év/)ç.

Loin que l'acte de la vision exige que l'image de l'objet soit dans l'âme, il exige qu'elle n'y soit pas. L'âme supérieure aux choses sensibles n'en peut subir l'action ni recevoir d'elles les formes. Sentir n'est pas souffrir de la part du sensible : c'est un acte qui a pour objet le sensible1. Supposer que l'âme reçoit des objets un coup , ttXtjy^ , c'est la mettre en état de passivité et non de connaissance, tcx^eiv, àXX'où yiyvwffxeiv. Pour connaître, l'âme doit être maîtresse de l'objet et non pas en être maîtrisée, où xpaieïv SéSo-çat, àXX 'où xpareïffOai. Cela est vrai de tous les sens : les sensations sont toutes des actes de l'âme et non des états passifs, des impressions reçues. Il faut toujours distinguer et les impressions, toi 7cà07j, et les sensations qui sont des connaissances et des jugements sur ces impressions et en sont par conséquent très différentes2. Sentir c'est l'acte de l'âme par lequel, en se servant du corps, elle perçoit les objets sensibles3. Les sensations sont des pensées affaiblies et obscurcies, ijAuSpaî vo^stç, comme les pensées de l'homme intelligible sont des sensations claires 4. Ce sont des pensées obscurcies , parce que la sensation est la fonction intellectuelle de l'âme endormie : c'est le rêve de l'âme; car tout ce qui de l'âme est dans le corps est plongé dans une sorte de sommeil. La vie vraiment éveillée de l'âme commence quand elle se sépare ou quand elle est séparée du corps5.

La perception sensible est une assimilation du sujet sentant et des formes sensibles. Si l'âme accomplissait seule et par elle-même cet acte d'appréhension, la sensation serait un acte d'intellection pure, et les objets en seraient en elle, seraient elle-même. Les choses sensibles ne sont pas dans ce

1 Enn., IV, 6, 2. fj.rj tuttoi, fxyjoà tiv.gzi;, aXX'èvépyeiat rcspi ô evsiat,

2 Enn., IV, 6, 2. xà [xèv 8è ttocGy], rà o'oaa a'.aOr^ei; aCacov xai xpîtrciç, twv 7ta6â)V eÎ<k yvcoasco::, aX^oa xtov rcaOtov ovay.:.

3 Enn., IV, 7, 8.

* Id.y VI, 7, 7.

5 Id., III, 6, 6. ~o Tqç a'aOrjOcO): ^'J'/r,; £<tt*.v euôo'Jffïjç' claov yàp ev awaar. <j/v-/r|Ç, touto euôsi.

cas , ce sont des choses autres que l'âme. Pour qu'elle les saisisse, il faut donc qu'elle les ait antérieurement possédées soit en s'assimilant à elles , soit en s'unissant à quelque principe qui s'était assimilé à elles. Mais cette assimilation n'est et n'a jamais été possible, si l'on suppose que l'âme agit seule et par elle-même. Il n'y a aucune assimilation possible entre le point abstrait et mathématique et la ligne réelle et concrète; il n'y a pas d'assimilation possible entre l'homme intelligible et l'homme sensible. La puissance qui crée l'homme n'est pas identique à l'homme qu'elle crée. Même s'il lui était possible de sentir le sensible, F âme, réduite à elle-même , n'aboutirait qu'au concept d'un intelligible. Le sensible réel se déroberait â elle parce qu'elle n'aurait pas avec quoi le saisir. L'objet vu de loin, qui d'abord semble n'être qu'une forme indivisible, finit, quand il se rapproche, par prendre figure et couleur, c'est-à-dire constitue pour l'âme un substrat matériel.

Il ne suffit donc pas pour que la sensation s'opère qu'il y ait, d'une part, un objet extérieur, et d'autre part, l'âme, par essence impassible; il faut un troisième terme capable de pâtir et de recevoir la forme sensible, fiopcp^-. Ce troisième terme doit être aupTtaOéç et ofjumaôéç à l'objet, c'est-à-dire capable d'être affecté en même temps que lui et de la même manière, et en outre être composé de la même matière1. Mais l'affection du troisième terme doit être telle qu'il garde sans doute quelque chose de l'objet, mais ne s'identifie pas cependant avec lui. Jouant entre l'objet et l'âme le rôle d'intermédiaire, l'affection qu'il éprouve est comme une moyenne proportionnelle, [Ugov àvà Xdyov, entre le sensible et l'intelligible, liant ces deux extrêmes l'un à l'autre, de l'un recevant l'impression, la communiquant à l'autre et apte à s'assimiler à chacun deux. Cet intermédiaire c'est l'appareil sensoriel :

1 Ficin : Oportet itaque hoc una cum sensibili in quàdam passionis coinrnunione et in una rnateria convenire.

il devient semblable, non pas identique à l'objet, parce qu'il pâtit comme lui, et au sujet parce que l'affection organique est forme, eî8oç. Ces organes sont ou le corps tout entier ou une partie du corps ayant une fonction déterminée1. C'est une autre question de savoir si l'objet sensible doit être en contact immédiat avec l'organe, ou bien par un intermédiaire2.

La sensation saisit dans les objets sensibles leurs formes3; car ce n'est ni la pierre ni le bois qui entrent dans l'âme : c'est pour cela qu'elle est plus vraie que la sensation physique externe. C'est déjà une connaissance, ôeo^pi'a.

L'âme est ainsi la raison de toutes choses, Xdyo; uxvtojv ; la raison dernière, inférieure des intelligibles; la raison première, supérieure des sensibles. Elle pense les intelligibles parce qu'elle est en quelque sorte, d'une façon affaiblie4, les choses mêmes qu'elle pense ; elle pense les sensibles en les rapprochant de ce qu'elle a en elle-même ; elle leur communique sa lumière; elle les met sous ses yeux pour ainsi dire : en un mot elle les pense parce que ce sont des formes et qu'elle est la puissance qui engendre ces formes5. La passivité est contraire à la nature de l'âme, inétendue et incorruptible. Quand on lui attribue des états passifs, ce sont des impropriétés de langage fondées uniquement sur des analogies0. La sensation, on ne saurait trop insister sur ce point

• Enn., IV, 4-, 23.

2 Id., IV, 5, 1.

3 Id., I, 1, 7; I, 1, 2. Plotin ajoute : zïoov; y] àicaOovç dwu.a;o:. c'està-dire, sans doute, un corps immatériel.

4 Id., IV, 6, 3. àjiuûpÔTcpov.

5 Id., IV, 6, 3. xi Ô'al<7Ôr(Tà tôv a-Jtbv xpouov ofov avva^xuévr, xai taCta 7tap 'a'JTyjÇ otov èx^â^iTEiv tco'.eÎ xa\ 7ipb opfxaTwv eïvai èpyâ^"y.: stckuy;: ovarjç xai ûpo oiov wôivouaï); «po; aùxà xîjç ô'jvx^euk. On remarquera les formules timides, circonspectes et répétées de l'expression : ce ne sont que des approximations, des à peu près, des analogies.

G Enn., III, 6, 1. toc; acaôr^î'.; où TïâOv] XsyovTs: Eivat êvspyeéa; nzçù 7tx0rj(jiaTa xai xpjffssç. Aristote avait dit au contraire (de An., II, 5), que « la sensation consiste à pàtir et à être mû : elle parait être une sorte d'altération subie par l'être. »

est un acte de l'âme, car elle est un jugement, xpfceiç. La passivité se produit dans un substrat autre que l'âme. La sensation n'est ni une empreinte, sv^payici?, ni une impression, àvTspsisiç, ni une image, tutkociç, semblable à la forme imprimée par un cachet à la cire; il n'y a rien dans l'âme qui puisse subir cette sorte de poussée, wô'.fftxd;.

Nous avons déjà vu que l'acte de la sensation a pour condition que l'objet soit placé hors de l'âme. C'est en elle-même que l'âme trouve les choses intelligibles; c'est hors d'ellemême qu'elle perçoit les choses sensibles1. Mais comment peut-elle porter un jugement sur des choses qu'elle ne possède pas? C'est qu'elle est une force capable de lire pour ainsi dire les caractères généraux imprimés dans les objets, quand ces caractères se présentent, à la faculté appropriée à leur perception 2. Ce n'est pas l'organe impuissant et débile qui perçoit; ce n'est pas l'œil qui voit : c'est la puissance active de l'âme. La sensation est acte et force3.

Pour sentir il faut donc d'abord une âme active; des objets sensibles extérieurs; des organes appropriés par une loi à chaque catégorie de sensibles : ce qui exclut pour chacun d'eux la perception des objets non appropriés; enfin une attention volontaire de l'âme vers les choses qui se présentent à ses sens 4.

Les sens ne nous servent pas seulement à connaître : ils nous sont utiles en vertu même des connaissances qu'ils nous procurent; car ils nous mettent en garde contre l'action nuisible que les objets extérieurs pourraient exercer sur nous5.

1 Enn., IV, 4, 24. Même quand nous percevons une partie de notre corps, c'est comme placé en dehors de notre âme que nous le percevons.

2 Id., IV, 6, 2. o:ov ypa[JL[JLâxwv èYYcypa(JL^svcov.v xtjv xTjç tyvyr\$ oùaîav oiov avayvtovai xouc xutcou:.

3 Id., IV, 6, 3. i'ayyz àpa xi? -/.où r\ ataQY)<nç.

4 Enn., IV, 4, 25. oùx àpxeï elvat ci 'ou... àXXà Sec ^'«r/V ûutw; ïyzw w; veveiv 7rpô; xà aîaôïjxà.

5 Enn., IV, 4, 25. npb; xpetav.'

La sensation, comme la pensée et la vie, implique l'unité du sujet et de l'objet1. Le sujet doit être un et saisir l'objet dans son tout un par une seule et même puissance. C'est ce qui a lieu quand par plusieurs organes nous percevons plusieurs qualités d'un seul et même objet, ou que par un seul organe nous embrassons un objet complexe, par exemple : un visage. Il n'y a pas un sujet qui voie le nez, un autre les yeux : c'est le même qui saisit à la fois le tout. Sans doute une impression nous vient par les yeux, une par les oreilles; mais il faut qu'elles aboutissent à un sujet un, ëy ti : sans quoi nous ne pourrions prononcer un jugement sur la différence de ces impressions. Le sujet sentant est comme un centre un, et les sensations particulières sont comme des lignes qui de la circonférence aboutissent au centre. Si le centre était divisible une partie sentirait une chose, une autre une autre. Il est donc un, indivisible, partant inétendu2, sans pour cela échapper à une sorte de division. L'àme en effet a une activité divisible, èvspye'.av [i.epi<rrrlv, parce qu'elle demeure dans une nature divisible3, qui ne peut la recevoir indivisée. Elle est donc à la fois, comme nous l'avons vu, divisée et indivisée4. Mais au fond la division ne touche que le corps et non pas elle-même5.

La connaissance que nous donne la sensation n'est qu'une sorte de foi, de persuasion, W<mç, puisque l'àme n'a pas en elle-même les choses qu'elle perçoit, et cependant cette conviction semble la plus manifeste et la plus inébranlable. Malgré cette évidence on peut mettre en doute, xTcisTsiTai, si ce qui nous paraît exister existe réellement dans les objets extérieurs ou s'il n'existe que dans les états passifs de l'àme. Ce doute ne se dissipe que lorsqu'aux témoignages des sens

1 Enn., IV, 7, G.

2 Id., IV, 7, 6.

s Id., 111, 9, 1.

4 Id., IV, 2, 1. p.îp:(7TYj oùÀà xai àfJisp'.TTo:.

5 Enn., IV, 2, 1. wate eîvcu twv (Ttoacacov uâû?;(ji.a tov [ispta(J.ov, oùx ol-j'^:.

s'ajoute un jugement de la raison. Tout en reconnaissant que ce qui est perçu par les sens existe réellement dans les objets, on est obligé d'avouer que cet objet connu par les sens n'est qu'une image de la chose et non la chose même que la sensation n'atteint pas. Le fond vrai des choses est un intelligible, une idée, que la raison seule connaît. La sensation ne peut atteindre la vérité; elle est réduite à l'opinion, parce que sa puissance est un acte sans doute, mais un acte de réception, et que ce qu'elle reçoit est une chose étrangère, qui reste hors d'elle. Elle saisit un vestige de l'essence; mais l'essence des choses se dérobe à sa prise1.

La raison est notre roi : la sensation est notre messager2; c'est par elle que nous communiquons avec le monde extérieur qu'elle nous révèle.

* Enn., V, 5, 1 et 2.

2 Id., V, 3, 3. aurOyjfft; 8s r,fuv ayyelor, [BaTiXsuç 6s irpbç y.jjtaç èxetvoç (ô NoOç). Procl., in Tim., 77. Olymp., Sch. in Phœdon., répètent les termes mêmes de Plotin.

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