‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 5)Chapitre 24 sur 43 · èict Ta 7iptoTa yévr · texte numérisé non relu

èict Ta 7iptoTa yévr

4. Ta ex toutoov vospcb; 7cXéxou<ra â'caç av otéXôvi 7tav to voy)tov.

Le XoyicrTtxov se rapporte à ce qui est donné par la perception sensible et ne produit dans l'âme que la forme inférieure de la connaissance qu'on appelle persuasion, -et'Oto, tandis que la raison emporte la certitude par des raisons nécessaires, 7)uiv àv-iyxTjsv vû4; La science n'appartient pas exclusivement à Faine, c'est-à-dire à la faculté de raisonner et de juger, mais aussi à la raison dont elle reçoit les principes.

La raison discursive ne se suffit pas à elle-même, elle a besoin de s'appuyer sur quelque chose2, et ce quelque chose, ce sont les idées universelles et nécessaires de la raison pure.

C'est en développant le contenu de ces principes, en en tirant les conséquences, que l'âme crée la science en analysant, c'est-à-dire en remontant de l'effet à la cause et en combinant, en décomposant et en recomposant, jusqu'à ce qu'elle arrive à une connaissance rationnelle parfaite 3.

Dans la science absolue, aùxosTrt^Tr,;^, toutes les idées se pénètrent et se contiennent les unes les autres ; mais même les sciences humaines, malgré leur imperfection, ne sont pas des agrégats, des ramassis inorganisés de propositions, de démonstrations et de théorèmes4.

Dans toute science, chaque partie contient en puissance le tout, et une proposition qui serait complètement séparée du tout dont elle fait partie ne serait pas une proposition scientifique5. Comme une semence est tout entière dans chacune

5. xaù ocvi7i(x)'.v àvaXuouo-a s!; b iic' àpx*iv bXOïj. (5. xôxe ôà r,au-/cav ày&'jaa.

Enn., IV, 8, 1. eiç Xoy.Gy.ov ev. voO xaxaêâ;. Plotin se réfère aussi à Héraclite, qui a déjà prescrit le double mouvement descendant et ascendant de la dialectique, ôoôv x£ xvoo xat v.izw.

1 Enn., V, 3, 6.

2 Id., III, 8, 8. Itc: x: èpsiôovxs; xr,v o:avo:av.

3 Enn., I, 3, 5. <rjv«ÔTrçffi naù a-j[i.n\t/.z: n'ai c:y.:pi7. é'co; si; t^Àî'.ov voOv

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4' Enn., V, 8, 4. Nous ne comprenons pas que la science possède en elle tous les êtres, et qu'elle les a tous produits, parce que nous nous imaginons que... oxc xà; èTxiffxr.uaç 6£0)prj[i.axa xai o'j\i$ôprt<j'.v (connuxum) vevoy.:xa(j£v irpoxâcrccov £tvat.

5 Id., IV, 9, 5.

des parties entre lesquelles son évolution naturelle la divisera, comme chacune de ces parties a les mêmes propriétés que la semence qui néanmoins reste entière et indivisée, de même la science est tout entière dans chacune de ses parties et elle les engendre et les divise sans cesser d'être entière en elle-même1, sans quoi la notion particulière n'aurait rien de systématique ni de scientifique. Le véritable savant sait découvrir toutes les notions d'une science dans une seule, en développant celles qu'elle contient à l'état latent et en germe. Le géomètre peut montrer que chaque théorème renferme tous les théorèmes précédents qui le conditionnent et auxquels on remonte par l'analyse et tous les théorèmes suivants qu'il conditionne et qu'on en tire par déduction 2.

• Enn., V, 9, 5. 2 Id., V, 9, 5.

Chaignet. — Psychologie.

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