dans la raison divine
4 Enn., I, 6, 1. xiveï toc; ô't^etç xôov estojxlvwv, xa\ ziï'.gtç>îçz'. itpcç a-jxb xai e'Xxei, xoù e'jçpaivsoôai tyj ÔEà uoteî. I, 6, 2. -/aîpei xe xat SieitTÔTQtas xai àvaçipsi ■rcpàç èauxYjv- I, 6, 4. îôovxa; r^r^ai xa\ sxitXiq£iv Xa6e?v xat TCTor(6r(vat... 6â[xoov xai £x7tXï]£tv r,8e'.'av xat 7iô8ov xat Ê'pwxa. I, 6, 5. xevToOtat... avaoav-^suEaôat. Tels sont les itaOr) de l'àme en présence de tout ce qui est beau.
5 Id., I, 6, 2.'(3oXY) T7) TTpCOXY].
harmonie, d'une contrariété d'essence entre sa nature et la sienne propre. Or comme nous savons, par la conscience et la raison, que toutes les fois que l'âme voit une chose qui a avec son essence une affinité réelle ou seulement apparente, elle se réjouit, est ramenée et repliée sur elle-même, se ressouvient d'elle-même et de tout ce qui est à elle, nous avons déjà quelques indices sur l'essence et la nature de la beauté qui produit en nous de telles impressions. On mesure la beauté à l'amour que l'âme éprouve 1 .
Examinons donc à cette première lumière le monde sensible qui est un mélange de matière et de raison2.
Si on le considère dans son ensemble et non dans ses parties isolées, qui peut nier qu'il ne soit parfaitement beau ; que les parties n'en soient en harmonie les unes avec les autres et avec le tout; que chacune n'ait sa forme propre et ne remplisse sa fonction propre; qu'il se suffise à lui-même et forme un tout complet et entier ? Tout en lui aspire au bien et y arrive dans une certaine mesure; le mal même qui s'y trouve a sa raison d'être et n'est inutile ni à son existence ni à son ordre ; car puisqu'il contient de la matière, il y a nécessairement en lui quelques défauts et quelque laideur, c'est-à-dire quelqu'imperfection3. Il ne faut pas s'étonner de ces imperfections : image du monde intelligible, le monde sensible ne pouvait égaler la perfection de son modèle, de
1 Enn., I, 6, 2, VI, 6, 7. 'h-r/j^ epwrt Tcpo; aùxb (xb xâXXoç) TC'.<TToup.sOa. - Id., III, 2, 2. Xôyov (jirio'a-j uXyjv tivot àxoa[JLOv yâp* fjuy.xbv apa. 3 Enn., III, 2, 3. Voici maintenant les caractères objectifs de la beauté du monde sensible :