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s'ajoute un jugement de la raison. Tout en reconnaissant que ce qui est perçu par les sens existe réellement dans les objets, on est obli|:,^é d'avouer que cet objet connu par les sens n'est qu'une image de la chose et non la chose même que la sensation n'atteint pas. Le fond vrai des choses est un intelligible, une idée, que la raison seule connaît. La sensation ne peut atteindre la vérité; elle est réduite à l'opinion, parce que sa puissance est un acte sans doute, mais un acte de réception, et que ce qu'elle reçoit est une chose étrangère, qui reste hors d'elle. Elle saisit un* vestige de l'essence; mais l'essence des choses se dérobe à sa prisée
La raison est notre roi : la sensation est notre messager*; c'est par elle que nous communiquons avec le monde extérieur qu'elle nous révèle.
< Enn.y V, 5, 1 et 2.
- Id., V, 3, 3. ardôr^ai; 8è r,fiîv àyYcXo;, paeriXEu; Bï npoz r.iiâ; âxetvo; (6 NoO;). Procl., in Tim., 77. Olymp., Sch, in Phœdon.f répètent les termes mêmes de Plotin.