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des parties entre lesquelles son évolution naturelle la divisera, comme chacune de ces parties a les mêmes propriétés que la semence qui néanmoins reste entière et indivisée, de même la science est tout entière dans chacune de ses parties et elle les engendre et les divise sans cesser d'être entière en elle-même*, sans quoi la notion particulière n'aurait rien de systématique ni de scientifique. Le véritable savant sait découvrir toutes les notions d'une science dans une seule, en développant celles qu'elle contient à l'état latent et en germe. Le géomètre peut monti'er que chaque théorème renferme tous les théorèmes précédents qui le conditionnent etauxquels on remonte par l'analyse et tous les théorèmes suivants qu'il conditionne et qu'on en tire par déduction 2.
« Enn., V, 9, 5.
Chaiqne^t. -^ Psychologie* 15
différaient les uns des autres, Uezx ïXXt^Xodv iZd/fiti. On ne saurait en admettre un plus grand nombre ; car on ne peut trouver un principe plus simple et plus élevé que l'un, puisqu'on lui la puissance n'est pas différente de l'acte. Il n'y a donc rien au-dessus de lui. Mais il n'y a rien non plus au-dessous des autres principes, oùSè iv toTç jjLeTi TotCra. 11 n'y a évidemment rien au-dessous de l'âme qui est au dernier rang. Mais ne pourrait-on imaginer au-dessous du premier principe, et audessus de l'âme, plusieurs hypostases, et par exemple admettre une raison en repos et une raison en mouvement. Mais le mouvement n'appartient qu'à l'âme qui se meut vers la raison. En descendant dans l'a me la raison n'y crée pas un être intermédiaire entre l'âme et elle-même : sans quoi l'âme serait en soi un être privé de raison *. Si elle recevait la raison d'un autre principe que la raison, elle ne connaîtrait pas la raison et par suite ne penserait pas du tout 2. Enfin est-il possible d'admettre une raison qui penserait, et une autre qui penserait qu'elle pense? Comment concevoir un sujet pensant et qui ne pense pas qu'il pense, lorsque le propre de la raison étant de se p(Miser ello-mémc, elle a l'intelll^nble en soi. Si l'on se refuse à reconnaître qu'il n'y a qu'une raison, on va à l'infini 8.
* En7l.. II, \K 1. à7:ocrTEpr,Tc: '^J/V "^^"^ voe'.v.
^ Id., i(i. £Î; XTTÎipOV OUTW.