‹ Histoire de la psychologie des GresChapitre 14 sur 34 · VU · texte numérisé non relu

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2. Ariston de Chios, qui fonda une École particulière installée au Cynosarge, et qui professait l'indifférence, àBiacpop^a, au point de vue moral, des actes intermédiaires entre la vertu et le vice, et supprimait de la philosophie la logique et la physique qu'il trouvait non seulement inutiles mais contradictoires. Le catalogue de Diogène contient les titres de treize de ses ouvrages .

3. Hérillus de Carthage, qui ne concevait la philosophie que comme une science où il voyait la fin supérieure de la vie, au-dessous de laquelle il admettait une fin secondaire, 67c<Jt»Xiç*. Parmi ses onze ouvrages, il en est un qui traite des Passions.

4. Denys d'Héraclée, appelé le transfuge, h (jLstaTiô^iitvoç, parce qu'il passa aux Cyrénaïques, définit comme eux le plaisir comme la fin de la vie. Il se laissa mourir de faim à l'âge de 80 ans. Parmi les neuf ouvrages que cite Diogène, j'en relève un sur Y Apathie; un autre sur l'Ascèse ou la vie ascétique ; un autre sur le Plaisir *.

5. Sphaerus du Bosphore fut d'abord disciple de Zenon puis de Cléanthe ; il parait s'être plus spécialement occupé de physiologie 3. Il se retira à Alexandrie auprès de Ptolémée Philopator. Il a écrit un assez grand nombre d'ouvrages et je cite seulement les suivants : le Monde ; les Éléments; le Sperme ; les Organes sensoriels; le Système de la Morale; le Devoir; r Inclination ; les Passions ; la Loi ; la Divination; l'Habitude^ ïÇiç ; la Raison^ Xc^yoç; les Prédicaments.

Le plus célèbre des disciples de Zenon fut son successeur dans la direction de l'École, Cléanthe d'Assos en Troade. Ce pauvre athlète au jeu du pugilat, venu à Athènes avec quatre drachmes, s'éprit de passion pour la philosophie de Zenon .Pour satisfaire son goût pour la science, il fut obligé de se louer chez un jardinier dont il arrosait les jardins et chez une boulangère. Avec

« D. L., VII, 37 et 166.

s Id., 166 et 167.

« M., Vn. 150.

une énorme puissance de travail^ qui lui fit donner le surnom de second Hercule^ c'était un esprit mal doué par la nature, d'une intelligence lente : on l'appelait l'&ne, et il acceptait de bonne gr&ce cette mauvaise plaisanterie en disant qu'il était le seul en effet à pouvoir porter le bât de Zenon. Il se laissa, dit-on, mourir de faim dans une maladie, vers l'an 239, à l'âge de 80 ans, après avoir été pendant 19 ans à la tète de l'École. Cicéron en fait le plus bel éloge par ces mots expressifs : c Cleanthes qui quasi major um est gentium Stoïcus ', • c'est-à-dire un stoïcien de vraie noblesse, de grande race, un stoïcien pur sang. Parmi ses nombreux ouvrages, je citerai seulement les suivants : du Temps ; de la Physique de Zenon ; les Opinions d'Heraclite ; de la Sensation ; de VArt ; de V Inclination; du Devoir; de la Grâce ou du Bienfait^ ?cepl Xàpttoc ; de la Liberté; des Lois ; de la Raison^ Tcepl X6fo\j ; de la Fin ; du Beau; des Actions; de la Dialectique; des Modes^ rp^Trot (du syllogisme?) ; des Prédioaments *. Il est l'auteur de l'hymne célèbre à Jupiter, morceau d'une rare beauté aussi bien au point de vue de l'inspiration poétique que de l'inspiration philosophique et religieuse^. Le style de cette œuvre justifie l'épithète de xaXXtdTa que Diogène donne à ses ouvrages.

Chrysippe, son disciple, né vers 280 mort vers 208, lui succéda comme scholarque du Portique. Né à Soli ou à Tarse, en Cilicie, exerçant d'abord le métier d'athlète du dolique, c'està-dire de la lutte avec la longue lance, Chrysippe était doué d'un beau génie, d'un esprit très vif; ayant le goût de la polémique qu'il pratiquait même contre ses maîtres, la passion de la forme systématique, le talent de la dialectique où il excellait, il ne demandait à Cléanthe que de lui fournir les conclusions et se chargeait de les démontrer par une argumentation victorieuse. Cette forme, qui donne aux idées qu'elle enchaîne dans un système bien lié au moins l'appa-

« Acad., II. 41, 126.

* D. L.. VII, 168, sqq.

' Stob., EcL, I, 30.

rence de la solidité et de la force, justifie le mot célèbre : s'il n'y avait pas eu de Chrysippe, il n'y aurait pas eu de Portique*. Ce système était si complet, et les formules en étaient si précises et si fermes que la doctrine stoïcienne ne subit plus, après lui, pour ainsi dire, aucune modification. Il était trop préocupé du fond des choses, sa production littéraire fut trop abondante (705 ouvrages), pour qu'il pût apporter un souci suffisant au style. Les fragments qui nous restent de lui, principalement dans Galien^ justifient la critique qui en a été faite ^. L'auteur est négligé, diffus, prolixe, et fait un abus vraiment excessif des citations et particulièrement des citations des poètes. Sa langue n'est pas, aux yeux de Galien, d'un pur atticisme * et il aime, comme son maître, à introduire dans la technologie philosophique des mots nouveaux 5. On prétend que dans un de ses ouvrages il avait tellement multiplié les extraits de la Médée d'Euripide, qu'on l'appelait en plaisantant la Médée de Chrysippe. Apollodore allait jusqu'à dire que si des œuvres de Chrysippe on retranchait les citations, il ne resterait plus que du papier blanc. On lui reproche d'avoir poussé si loin la théorie de ràSta(pop^a, qu'il ne blâmait pas les mariages entre le père et lafille, le fils et la mère, qu'il autorisait les hommes à manger delà chair humaine. Cicéron prétend ^ qu'il avait fait une

« T. V, p. Hipp. et PL D..

3 Denys d*Halicarnasse {de Comp. verb.) le cite comme un exemple du mauvais style des philosophes et particulièrement des dialecticiens. U suivait trop à la lettre la maxime de Sénèque {Èp., 100, 3) : oralio sollicita philosophum non decet.

* T. Il, p. 579.

* Plut., Virt. Mor.f 2. Plutarque lui reproche les termes ^apievTOTYj;, êdQXétyjç, peya>6Tr,;, xaUxTic. Cic, de Fin., III, 2; IV, 3. Lobeck, ad Phryn,, p. 350, reproduit à cet égard le jugement srnsë de Galien {de Us. Part., VIII, 11, p. 19H). c 11' ne faut pas blâmer les écrivains qui, pour la clarté de Texposition, inventent quelques mots, t

^ De FatOf 18. Chrysippe (hoc loco estuans, id., 8], quum et necessitatem improbaret, et nihil vellet sine prmponta causis evenire, causarum gênera distinguit ut et necessitatem effbgiat et retineat fatum. Causarum enim, inquit, ali» suot pcrfect» et principales; ali» adjuvantes et proximx... »Que si les causes prochaines ne son pas en notre pouvoir, f non sequitur ut ne appetitus quidem sit in nostra potestate

distinction entre les causes premières et les causes secondes afin de concilier la doctrine du destin avec celle de laliberté morale. La fatalité ne s'appliquerait qu'aux causes secondes ; nos inclinations sont en notre pouvoir. Dans son traité spécial irepl iJ/u/Tiç, il traitait, dans la première partie, de la substance de r&me, et il cherchait, dans la seconde, à démontrer que son siège est dans le cœur, cv t^ xoLpZl^. T:tpii'/^taHi *.

Je cite parmi les ouvrages de psychologie de Chrysippe : 1. un trsdté des Passions * ; 2. icepl toO ttj; ^«x^^ •î)YefAovixoO ^ ; 3. irepl ^u^^lç, dont le précédent faisait peut-être partie* ; 4. de la Guérison des passions * ; 5. de la Différence des vertus ^. Plutarque nous apprend qu'il avait exposé sous une forme méthodique et systématique la théorie des IlpoXi^^fitç et des Idées innées, ïwoiai, et l'avait perfectionnée, Siopôoxiaç,

Il avait écrit un traité de rhétorique en 4 livres, dédié à Dioscoride. Il mourut dans la 143« 01., en 208, à l'âge de 73 ans. Il n'avait pas attendu la mort de Cléanthe pour ouvrir son école, qu'il installa peut-être à TOdéon '^, qui semble cependant n'avoir jamais été affecté à un enseignement régulier et permanent, mais seulement à des conférences accidentelles et exceptionnelles, à des leçons ou discours épidictiques.

Boëthus, qui semble avoir été un contemporain et même

A.-Gelle {N, Alt., Vf, 2), qui paraît avoir eu sous les yeux les ouvrages mêmes de Chrysippe, nous dit f que Chrysippe, pour répondre aux objections, a compose plusieurs dissertations dont voici la substance : Quoiqu'il soit vrai, dit-il, que des causes originelles nécessaires et absolues enchaînent tout sou'^ Tempire du destin, cependant, nos âmes ne sont soumises à celte fatalité universelle, qu'autant que le permettent et leurs propriétés essentielles et leur nature •. Puis vient l'exemple du cylindre.

• Gai., Hipp. et PL D., t. V, p. 7M71. 3 Id., td., t. V, p. 219 et 308.

3 Id., fd , t. V, p. 214.

4 Id., id., t. V, p. 3.

• Id., id., t. V, p. 651.

'' De Comm. Not., I.

7 C'est du moins l'opinion de Mûller (Progr, Smcul. Gotting., p. 36), fondée sor le passage de D. L., Vil, 184. toOtov èv tû *QUltû (7xo>(xCovtx, et qu'on pourrait appuyer de celui de Plutarque (de ExU., 14) qui cite les Écoles iaxokkz xot\ 6iaTp(6a;) , qui siégeaient au Lycée, à l'Académie, au Portique, au Palladion, à VOdéon,

un condisciple de Chrysippe S avec lequel il était en désaccord sur la question du critérium, avait écrit un livre sur le Destin^ Tcepl ef{jiap(Aiv7)(;, et combattait la doctrine des combustions et des renaissances périodiques du monde et sa résolution dans le vide ^.

Zenon de Tarse, fut le disciple et le successeur de Chrysippe dans le scholarchat ; il a peu écrit, mais il forma de nombreux disciples 3.

Diogène de Séleucie, sur le Tigre, appelé aussi de Babylone à cause du voisinage de ces deux villes ^, disciple également de Chrysippe, fut, avec Critolaûs et Carnéade, un des trois ambassadeurs, envoyés à Rome en 155 ans av. J.-Ch. par les Athéniens. U était l'auteur d'un traité sur les Lois^ la Divination^ la Dialectique^ icepl cpcovïjç, que Diogène de Laërte cite souvent s. Ce stoïcien, que Cicéron appelle magnus et gravis ^, après avoir gardé fidèlement dans sa jeunesse les principes de rËcole,ToT(; evSoOev, accepta plus tard les opinions de Boêthus. Galien cite un extrait d'un de ces livres où il prouve que la vie physique et la vie morale n'ont qu'un seul et même principe ''.

Antipater de Tarse, disciple de Diogène de Séleucie et maître d'Héraclide de Tarse, niait la doctrine stoïcienne de l'égalité morale de tous les vices ; mais il admettait la divination sur laquelle il écrivit un ouvrage en deux livres et de nombreux traités polémiques contre Carnéade, qui niait la possibilité de la connaissance ; il enseigna à Athènes où fut fondée une société de banquets appelée les Antipatristes, comme il y avait celle des Diogénistes et comme il y eut celle des Panaetiastes s.

« D. L., VIL 5A, et 143.

« Phil., de Incorr. Mund., 10, p. 497.

* n L.. VII. 55. 57

» De Off., m, 12.

6 Gai , Hinp. tt PL D., t. V, p. «W.

7 D. L., VII, 35. Suid., V. Eus., Prtep. Ev.y XV. 13 « D. L , VII, 121. Alhen., V, î, p. 186.

Archédènie de Tarse, souvent cité avec Antipater comme stoïcien ', écnigra d'Atliènes à Babylone alors bous l'empire des Parthes et y porta la philosophie stoïcienne. Héraclide de Tarse fut aussi un disciple d'Aotipater *. Panœtius de Rhodes s, disciple d'Autipater et de Diogène. mort à Athènes, fut auteur de nombreux travaux. Par l'Intermédiaire de Diogène, qui avait séjourné quelque temps à Rome pendant son ambassade, il devint l'ami de Lélius qui I mît en rapport avec Scipion l'Africain, qu'il accompagna I Orient et particulièrement à Alexandrie en 143 av. J.-Ch. i vie, qui se place entre les années 180 et 111 av. J.-Ch-, ;oule, la première partie à Rome, la seconde à Athènes, n livre ittpl toO xiO^xoïto; a servi d'inspiration et forme le nd du traité d« Devoir» de icéron. Son style avait de la stinction et de la gr&ce ; sor esprit ouvert et indépendant Il accepta pas complètement toutes les opinions de sou École, qu'il abandonna sur plusieurs points, a stoïcis degeneravjt : il se manifesteune tendance éclectiquedanssongoùt prononcé pour Platon et Xénocrate, Aristote et Théophrasle, dont les noms étaient constammentsous sa plume et sur ses lèvres*. Il perce même dans ses opinions propres une pointe de scepti-

• Fabric, Calot. Simc., I. III, c. 15. Plul., itExilio, 1i. C'éliit, avec Sosgène, un condisciple de Panxiius, L'un combatail li (héorie de l'^galii^ de tous les Tien (D. L-, VII. 121). Sosigène chercha 1 concilier la théorie stolcicime du mélange, ■p&ait it'SXuv, avec celle d'Arislote. Alex, Aphr , lafX ^iltai, l'appelle Itaipa; 'AviiKiiTpsu.

* Diof. L., VM, lil. Ilncfaulpas )e confondre avec unHérarliW, qui a vécu probablenenl sous Auguste et qni est l'aulcur des AUégoritt AoniériTun [ed, Melber). Ce genre d'inlerprélalion des mjthes que pratiqua aus^^i Cornutus dans son oufnge sur la iValure dtt Dieux, fiait très goOli des Sloïciens. Zi^non, Cléanlhe, Cbrjùppe et leurs successeurs s'étaient etTorc^s de découvrir et de montrer dans ces rcêil! légendaires et dans les dieux des cruy^nces Iradiliiinnelles. des idées morales oa des lois de la nature, Xiyot fuiitiii;<Cic., iJe iVaf. D., 11, U; 111, U). C'est ce qui s'était appelé d'abord ûnAvoia, le sens de dessous (Plul., de Aud. poel.. t) et |dtts lard l'àXliiyDpia, 1res auctenent définie parHéractile {Alleg. Hom., c. 5). 6 ykf !D>Xa Pilv afOft'iai ipino; {ttpa SI &t ilfit siitiaivuv, inuvû)iuE àUniyopioi xaXllMi-

î Suid., V.

cisme qu'on retrouvera jusque dans M. Aurèle ^ Il fut à Athènes, après la mort d'Antipater, le chef de TËcole, qu'il dirigea jusque vers Tannée 112, et eut à Rome de nombreux disciples parmi lesquels le grand pontife Q. Mucius Scaevola, le célèbre juriste, qui distinguait trois théologies, celle des poètes, celle des philosophes, celle des politiques. C'est par Panaetius que le stoïcisme modifié s'est introduit à Rome et a exercé une influence considérable sur l'organisation scientifique du droit romain. Apollonius de Nysa, en Carie (Asie-Mineure), le plus célèbre des disciples de Panaetius suivant Strabon ^, qui vécut et enseigna dans sa patrie; Athénodore de Tarse, président de la bibliothèque de Pergame, ami de Caton le Jeune ; Antipater de Tyr, mort à Athènes, vers 45 av. J.-Ch., maître de ce même Caton, dont un autre stoïcien, Apollonidès, fut l'hôte pendant ses derniers jours; Diodotus, maître de Cicéron et son ami, mort vers 60 av. J.-Ch.; Athénodore, fils de Sandon, peut-être disciple de Posidonius et maître d'Auguste ; Attalus, un des tuteurs de Sénèque, qui professa la philosophie stoïcienne à Rome sous Tibère; Chérémon, précepteur de Néron, qui dirigea plus tard une École à Alexandrie sont aussi des disciples de Panaetius.

Le successeur de Panaetius à la tète de l'École stoïcienne d'Athènes fut Mnésarchus, son disciple, qui y professait vers 110 quand Crassus vint, pendant sa questure, visiter cette ville 3.

Cicéron cite encore Dardanus comme chef ♦ du Portique en même temps que Mnésarchus ^, ou immédiatement après lui.

Deux autres disciples de Panaetius furent Hécaton de Rhodes, auteur, souvent cité parDiogènedeLaërte*,de nom-

* y, 10. c Où donc y a-l-i1 ime représentation infaillible et une volonté immuable? » « XIV, p. 650.

» Cic., Acad., I, S»; de Or., I, 11.

^ Cic.» <fe Fin., I, 2. Tum frindpu Stoîcoram.

> Cic, Acad., Il, 22.

* Liv. VU, passim.

HISTOIRE m LA PSYCHOLOGIE DES GRECS breux ouvrages sur l'éthique stoïcienne , entr'autres ( traité sur les Devoirs écrit à Rome et dédié à Q. Tubéron, à qui Pansetius avait déjà dédié un ouvrage *, et Posidonius d'Apamée en Syrie qui préférait le titre de Rhodien parce qu'il avait obtenu le titre de citoyen de cette ville. Cicéron l'y entendit en 79 et en 63 av. J.-Ch., ainsi que Pompée. C'était l'esprit le plus passionné pour le savoir, et en même temps le savant le plus profond des philosophes stoïciens, noïupiSjv- TïToç * et ÈTiiïTTiftovixiÙTiiTOî 3. Cicéron l'avait engagé à écrire l'histoire de son consulat, a re pour laquelle il semblait avoir quelque vocation, puisqu'il continua l'histoire de Polybe jusqu'à la iin de la guerre de Mithridalfi, terminée par les victoires de Pompée *. Il chi rcha à concilier les doctrine.^ de Platon et d'Aristote avec les principes stoïciens, et son genre de style, nuvr[9eù4 ^iitope^sî, est caractérisé par Straboii (III, p. 147) comme • ivre d'kypcrboles * ouvtvflouïiS tolïç ù-ni- 6oïaTî, jugement que ne confirment pas les fragments conservés, d'une élocution élégante, mais toujours bien écrits. Le trait particulier de sa doctrine psychologique est d'être revenu au dualisme platonicien.

A Mnésarque succéda comme iiâSo^^o; à l'École d'Atbènes Apollodore surnommé ÉphiUus ou plutôt Éphélos (ÏçtiXo;) ientiginosus. couvert de lentilles ou de taches.

A Rome oii Panaîtius avait transporté la philosophie stoïcienne, elle eut pour représentants Sénèque L. Annseus (3 + 65 ap. J.-Ch.) dont il est inutile ici de résumer la biographie ; L, Annaeus Cornutus ou Phurnutus (30 -j- 66 ou 68 ap. J.-Ch.} auteur du de Natura Deorum, éditée par Osann, d'après les manuscrits de Viiloison; C. Musonius Rufus, de Volsinîes, banni de Rome par Néron, rappelé probablement par Galba. Les extraits de Stobée sont probablement tirés

•ae.de Fin., IV. 8.

a Slrab.. XVI, î, 10.

' Gai, llipp. tl l'I.D.l. V. <Uiî, ('pilhitequeGalienJuitiflp, iiàtoYiyuiivâahi

«MB TTiV Yiwiuipiav.

<ae., ad Au., Il, J.

U PSYCHOLOGIE DES STOIDENS 189

des 'A770{jiv7|(iLovfiu(iLaTa Mou(Xb)v^ou de PoUion, son disciple, le môme personnage sans doute que le grammairien Valérius Pollion, qui vivait sous Adrien. Épictète d'Hiérapolis, en Phrygie, esclave d'Épaphrodite , lequel faisait partie des gardes du corps de Néron, est Tauteur du Manuel, Disciple de Musonius, il professe à Rome la philosophie stoïcienne, jusqu'à la proscription des philosophes de l'Italie décrétée par Domitien en 94 ap. J.-Ch. Le reste de sa vie s'est passé à Nicopolis en Épire, où il eut pour disciple Arrien, qui a reproduit ses leçons.

Enfin l'empereur M. Aurèle, né en 121, mort en 180 ap.J.-Ch. à Vienne, pendant sa campagne contre les Marcomans, fut un disciple et un fervent admirateur d'Épictète ; il exagère encore la tendance de la philosophie de son maître vers la pratique, et il conseille de renoncer à la science et à l'étude,

icpeç Ta ^tëX^a... t7)v Sa tu>v ^lëX^cov S($Sav ^^^ov ^. < II, 13 ; n, 2, 3.

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