‹ Histoire de la psychologie des GresChapitre 16 sur 34 · GRECS · texte numérisé non relu

GRECS

la

B qui lui apprend que s'il vent vivre pour Iiii-B

il faut qu'il vive pour les autres. C'est à l'auteur de cet égoïsme si particulier et si raffiné que saint Paul empruntera la maxime: < C'est une jouissance bien plus délicieuBe ^i doDner que de recevoir. »

On connaît la passion des Stoïciens pour la logique formelle et le formalisme dialectique ': leur goût pour les classifieations, les divisions, les définitions, pour le syllogisme et particulièrement le syllogisme hypothétique; ils airaenl à s'appuyer sur l'autorité des anciens philosophes et mém« des poètes ; Chrysippe remplit à satiété ses livres de citations de leurs ouvrages : Épicure n'a aucun souci de ce formalisme; il fait peu usage et peu de cas de la définition, même de l'ordre dans l'exposé de ses pensées ; il dédaigne l'histoire et l'érudition, fait profession, pour ainsi dire, d'ignorer les philosophes qui l'ont précédé, se prétend autodidacte, ne veut relever que de lui-même et aurait honte d'avoir besoin de s'appuyer sur un autre; on ne surprend pas une seule citation dans ce qui nous reste de lui. Il n'en a pas moins sa logique à lui, ou plutôt sa méthode qu'il espose et justifie avec une pleine conscience de sa nature et de sa valeur, et cette méthode est le premier essai d'une logique inductive dont on a pu dire ' qu'elle est vivifiée et comme portée par le souffle du véritable esprit baconien '. •

Pour les philosophes du Portique, il n'y a rien de simple; tout, à l'origine même, est mêlé et composé L'àme humaine est un fragment brisé, détaché do l'âme universelle, raison vivante, immanente à la matière et confondue avec elle par la plus intime, la plus indissoluble pénétration, La fatalité f;nuverne d'une autorité souveraine, à laquelle rien nerésisl*. le.s choses, les hommes et les dieux, et la sagesse consiste uniquement & connaître ces lois inQexibles du destin pour 7

< s. Aog., c. CrfMin., I, 13, 1S. Nosti i viguisse dialeelium.

* Gompen, Hère. Slud., 1" Hoft.

n quim nuxioM apwl Sbàem

soumettre notre raison, notre volonté et nos actes. Pour Épicure, les êtres composés sont postérieurs par leur origine, et sont composés d'êtres simples, qui seuls existent en soi et par soi ^ L'âme et l'esprit résultent du concours à la fois mécanique, fortuit et libre d'atomes particuliers, et arrivent à posséder, par le fait de ce mélange, des propriétés étrangères aux éléments intégrants qui les composent, par exemple la sensation et la pensée, à l'exception d'une seule propriété qu'ils ont en commun et à l'origine, la liberté ; car ce n'est pas la moins étonnante des contradictions que renferme l'épicurisme, et ajoutons-le un des moindres témoignages de la puissance de vie morale qui l'inspire, que de voir ce mécaniste convaincu si passionné pour la liberté, seul fondement de la dignité morale de l'homme, qu'il aille jusqu'à douer de la liberté une matière pour lui sans conscience et sans pensée. L'amour de la liberté, de la volonté libre chez l'homme est certainement le trait le plus caractéristique et dominant de la doctrine, et la science même n'a d'autre fin que de nous permettre de l'acquérir, de la conquérir. La vraie liberté est un fruit de la science, une conquête de la philosophie *.

Il n'est pas besoin d'aller chercher dans les influences du milieu et du moment l'explication du succès des doctrines épicuriennes et de la longue prospérité de cette École ^, Le bon sens lui-même, vi^<p(i>v Xo^t^fAdc ^ peut avoir ses admirateurs,

* C'est la seconde anUnoinie de Rant dont le système stoïcien formule la thèse e le système épicurien Tantithèse.

* Sen., Ep.y 8, 7. Adhac Epicuram complicamus, cujus hanc vocem bodierno die legi : Philosophiie senrias oportet ut tibi contingat vera libertas.

' Cette prospéritié paraît avoir eu son plus complet épanouissement à partir d*Adrien, 117, et sous les Antonins, 192. Lucien le constate (Alex., c. 25) aussi bien que Galien, qui expose et réfute en maints ouvrages la doctrine épicurienne, doctrine que Cléomède le stoïcien, qui vivait sous Adrien ou Antonin le Pieux, auteur d*une KuxXtxTi 6e(i>pta {yetetopcAv, OÙ il suivait le système astronomique, non de Piolémée qn*il ne mentionne pas, mais de Posidonius (11, 1, p. 107, Bak.) se plaint de voir accueillie avec tant de faveur, ôxTre xf'duvetSouvt |i,&XXov 'EicUoupov xa\ toÙc àicb TT)C alpéffeco; àXtiOv) Xlyeiv ^oiiXco^at 9| Oeoùc xa\ icp6votav.

HtSTOlRE DE U PSYCHOLOGIE DES GRECS g. fanatiques, ses idolitresi luiU ia mesure est difScile i der pour l'homme, même pour l'homme qui a pria pour pnncipG et pour règle de sa pensée, la mesure ', Le système a sa grandeur, et l'homme qui en est pour ainsi dire le seul représentant n'était pas indigne, par son caractère et par s» vie, ni des hommages de ses contemporains et de ses concitoyens ni du respect de la postérité.

Ëpicure est un Athénien de race, du dème de GargetiA,

situé sur la pente septentrionale de l'Hymette, de la tribu

Egéïs, de la famille dea ~' " des à laquelle appartenait

islstrate et qui était origiu i dème de Mélite *. Xéoclès

' Au xïin* wéde, Vollaire o'a-l il f lUjsl <1

On sa l'i pas sans doule appelé un d rui, le roi Voltoire.

* Li firinriiiale sourco de la bîogrsp picure ckI Driigèac de Laérie. iaai b

X* iivra lui est enlièrecnent et uniq ■<acTé M. Usener, qui vient de pubfict

un volume intîIuJé BpUurta, content ïae soil l'auteur de i% K* litre cimat

de tous les autres prftMents ; ne ■- lem. sed scrlhendj lïbra'its coqudvji.

Let raisons produites par le satanl tt paru bien bibles, et son hjpMht*

ir la furiiiaiion de rouvrage par ^ iuccessive de morcMut driiachû, bi«B

n'acceptée par M, H. Weil. eâl lii aisenibbble. Quoi qu'il en Mit de te

oyslème, que ce n'csi pas iri le lieu i, tMimu^.', M. Usener soutient l'aiitlieniidU An Irms leitres à Hérodote, i Pyihoclès, ï UJnircée, que Diugèae ooui « \nasnâsei. et s'il cioit qu'Épicure n'esl pas lui-mjnte l'auteur du peljl tsmiiiliire philoMpbqw iDliUiM Kuplai iiE», >> admet, ramme Gafseodi, qu'il a (M extrait de «es timt aullieuiiques, coiniue le Manuel d'Epictélo a ^lé composé par les >oim d'Anioi ISimplic, P'oam. Comment ) Mai^. poussant à i'eitrAuie les coas&^uenre^ de wo hjpiilhtse, M Usener, après nous avoir donné un tette critique eicellent de ces quatre doeuoients, et un recueil très abondant et irèi pr^ïeux de lous les passages des auteurs anciens, des lïagnienL's des Rouleaui dUerculaoïm relaiift 1 ^icnre, disloque tout le reste du \* livre de Diogène, et le réparlil, par parcdiei séparées, dans tous les coins de son livre et jusque dans la Préface. Cette dbposiiioB M rend ainsi l'usage bien incommode et la pratique bien diillcile. De pins, M. tlsener ne donne mime des lettres authentiques ni Tersion, ni commentaire eipliralir L'indcs qu'il annonce dans sa préfare n'est pas joint i l'ouvrage, en sonc qu'on est bnjoors obligé de recourir au leste complet et continu de Meibam ou dr Cobel, i la liaduciion latine de Thom Alilobnindinî, et aui .savants comment^m de Ménage et de Gassendi.

Sans vouloir entrer dans la discussion de l'hypolbèse éfmnpe de M. Osener, je ne puis m'cmpécher de faire renianiuer que l'aulcur de^ Pin^-r-iiiliici •Sp-^ Philiiînphf! doit être uniqne. Au § 130 du I, X. il annonce que l;i VI- .i! ■ ■■ i.-,. ■,-■■, r.ichÈwment et comme lo couronnement de loul sou ouvr.ip >' ,',,- i-,

tijtoi Ti;, iitiBùjitï ToD it«vTÔ( avf^piy^viiii' Dans la vie do KytliagQre (l, Vtll, % 50), tout le plan est des»né : > Nous Tenons, dit-il, de parler de PiUiagore ; vm allons parier des plus illustres Pylhagoridens ; après quoi, Dotit lnit«nmi éai

L\ PSYCHOLOGIE D*ÉPIGURB SOS

son père fit partie des 2,030 citoyens d'Athènes qui reçurent des lots de terre à Samos en 352, on ne sait à quelle occasion ^ Cest là probablement qu'il est né au commencement de l'année 341 sous Tarchontat de Sosigène, la 3® année de la 109* Olympiade, le 7« * ou le 10« ^ jour du mois de Gamélion qui correspondait à Janvier-Février : ce qui permit à Timocrate, transfuge de son École * et qui, quoique frère de Métrodore, calomnia outrageusement son maître *, et même à Hérodote l'un de ses premiers et fidèles disciples, à qui il adresse lalettre où il résume toute sa doctrine •, de dire dans leurs livres sur la jeunesse d'Épicure qu'il n'était pas un vrai citoyen d'Athènes '^. Cependant Lucrèce dit positivement que

philosophes qui ne se rattachent à aucune École ; puis, nous aborderons la suite des grands philosophes jusqu'à Épicure, £îaz 'ETctxoupou ». Celui donc qui a écrit la Vie de Pythagore s*était fait un plan, et Épicure y était compris.

On a remarqué, et Ménage (p. 280, éd. Lond.) en avait déjà fait Tobser ration que la biographie d'Épicure n*est pas complétée par celle des Épicuriens célèbres, pas même des trois sectateurs éminents de la doctrine, Métrodore, Polyenus et Hermarchus, les xatOT^YeiA^veç de TÉcole (Philodèm., de VUiit, IX ; Vol. Herc., III), c. 12. <rv(i9tdv(i>c tôt;, xaOr,YepLiSaiv), comme il arrive pour les Platoniciens, les Péripatéticiens, les Stoïciens. Ménage ne trouve d*autre raison à cette exception, sj ce n*est que dans la vie du maître, Diogène n'a pas donné la liste complète et à part des disciples ; il y en a une autre et décisive : c*est Tabsorption des disciples dans la personne du mattre. Sénéque leur reproche, non sans raison, que ieur École est sous Tempire d*un roi absolu, qui ne souffre pas d'autre autorité que la sienne. Epicuri sunt, dit Lactance. omnia que délirât Lucretius. L'Homodoxie, r, 6|io$oEéa (Numen., Euseb., Prsep Ev., XIV, 5), c'est-à-dire, au fond, l'orthodoxie était si sévèrement observée que s'en écarter était commettre une violation de la loi, icxpav6iJLr,(ia, mieux que cela, un sacrilège, (jiàXXov 5à à(r£6Y](ia. Dans ces conditions, on conçoit qu'il y ait bien peu de choses à dire de ces disciples et que l'auteur du X* 1. de Diogène les ait passés sous silence.

< Strabon (XIV, 1, 18) fait précéder immédiatement la mention de cette colonie, envoyée peut-être pour réparer les pertes qu'avait fait subir à la population le siège fait contre elle par les habitants de Chio, de Rhodes et de Byzance en 358. 01. 105. 3 (Diod., Sic., XVI, 24), du fait de la répression du soulèvement de Samos par Périclès. en H\. On ne voit pas quelle relation il peut avoir vue entre ces deux événements séparés par un intervalle de plus de 100 ans et qu'il se borne à distinguer par les mots icp^Tepov... (!aTepov dé.

' D'après Apollodore, D. L., X, li.

3 D'après son testament, D. L., X. 18.

* D L., X, 6. Tî); (ïxoVrti exçoiTi^aa;.

^ Alriphr , 11, 2, 10. SiaxoiiJLcoSet aï TtpLOxpaTr,;. C'est Léontius qui écrit.

^ D. L , X, 35. eiciTopLYjv tri; oXt)c icpay^axt^ac.

7 D. L., X. (AT) ihai Te yviQv^ttc à<rr&v. Hmon (D. L., X, f) le fait naître aussi

HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE DES GRECS ■■ : Athènes qui l'a vu iiaitre, et que ce n'est pas le moindre titre de la gloire de cette ville illustre que d'avoir donué le jour à un si grand homme ' . On le cite souvent comme ns Athénien *, et pour admettre qu'il e8t né à Samos, il faut supposer que la naissance à l'étranger d'un fils de clénique ne lui faisait pas perdre le droit d'être inscrit sur les registres de l'état civil de son dème et de sa tribu. Quoi qu'il en soit du véritable lieu de sa naissance, c'est à Samos d'abord, où Diogèno et Cicéron disent qu'il entendit le platonicien Pamphile, puis à Téos qu'il ) remières années de sa vie

avec ses parents '.

L'émigration ne seml r réussi à la famille d'Épi-

cure. L'exploitation du de terre qu'il avait reçu à

Samos comme cléruqut rfisante pour le faire vivre

et élever ses quatre enia are, Néoclês, Chérédème,

Aristobulus *, le père, ^ner un peu d'argent, fut

obligé d'ouvrir une petite 3 grammaire * où son fils

atné, Épicure, l'aidait à a à lire aux petits enfants:

ce qui explique qu'on en ui a.u un maître d'école* et que Timon l'appela le fils du maître d'école''. Sa mère Chérestrata l'emmenait avec elle dans les pauvres maisons faire sa partie, comme enfant de chœur, dans la récitation des formules lustrales^. A l'âge de 14 ans, comme il le dit lui-même

I StmiM, ToraTo: ai fjstxEiv xa'i xiIvisto: ix S à |i su clfti^v Conf Pocpbjr.i de Malh., I. < Ei hac (Samo) prodsivol... Pyth^ras... et Epicurus.

> Lucr., VI, 3. Prctlnro Domine Allienis Quum geniiere vîrum tali cum corde.

* D. L., X, 1. 'AOivalo;. Giinr. Suid., v. Ucjroo (ad Famil., XV, 16) et Stia (A'Bif'i 1. 15. Ep., 1S| l'appellent Gargeitms, tiirgetlicus.

' D. L.. X, 1*. Cic, dt Net. D., 1, M Suid , V. Ttpfi.iov piv iv Ei^» Si«tp;^„ oùv TOI: T"'^'"*- SlraL, XiV, I, IB. ipaçr, vai oaa'.v ivOàSi (à 'Samtui n: iv TJ<d xa', ifTiEtCvai 'A()<;.~^crL.

* Suid'B ajoule tj 'Apmiiiiiac-

* D. L., X. i. ffùv TÔi natpi Tpàyuna îiîiirwiv VjitpoO tivo; (iiirtapiou. Cic,, de fiai D., 1. Ibi ii Suniosl enim iidolescen^ habiUbat cum pâtre et fr»lr>bus. quod in eam paier ejus Neocle^ agnpeta venent : sed quum «gellus euin non sMh Kirrel, ul opiner, ludi nugisler Ml,

' D. L, X, S. YpapiiaTaSiStiiiitalov, ' Id-, 3 YP°<M>'>ToiiSasxaliSi)(.

* Id., *.

LA PSYCHOLOGIE DtPlGURE SOS

dans un fragment conservé d'une lettre perdue ^ de 12 ans comme le prétend Ariston*,il sentit s'éveiller en lui le goût des études philosophiques et la curiosité scientifique, provoqués, dit-on, par Tinsuffisance des explications que lui donnaient ses professeurs de littérature et de grammaire sur la nature et l'origine du chaos dans Hésiode 5.

Dans l'année 323, à l'âge de 18 ans, il se rendit, pour continuer ses études, à Athènes, qu'avait déjà quittée Aristote pour se réfugier à Chalcis, mais où enseignait toujours à l'Académie Xénocrate qu'il put y entendre * qu'il entendit même, au dire de Démétrius 5, et qu'on ne comprendrait guère qu'il n'ait pas voulu entendre. C'est là qu'il se lia avec le poète comique Ménandre, qui était de son âge ®.

A la fin de Tannée 322, après un séjour à Athènes de moins de deux ans, les colons athéniens ayant été chassés de Samos par Perdiccas, il se rendit à Colophon où avaient dû se réfugier ses parents proscrits et ruinés '^. C'est là, non pas à Colophon même, mais dans les villes voisines, à Mytilène d'abord et à Lampsaque^ ensuite où il séjourna quelque temps, dit Apollodore, qu'il commença à l'âge de 32 ans, vers l'année 310, à professer la philosophie, c'est-à-dire sans doute à exposer ses idées philosophiques personnelles®.

' Mentionnée par Philodème (Vol. Herc, 2, III, 168j. D. L., X, U, auquel, par une conjecture hardie, Usener substitue le nom de Antigone (de Caryste, sans doute ) Athen., Il, U, e; XII, 5i7. d).

3 D. L., X. 2 Sext. Emp., adv. Phys.^ I. II. Gass., p. 175.

* Cic, D, Nat. D.,), 26. Xenocralem audire potuit.

^ D. L , X, t. Strab., XIV, 1, 18. Le comique lui consacra l'épigramme suivante, où il le rapproche de Thémistocle :

Xa'.pe NsoxXeiSa ^:du(i.ov y^vo;* uv à (làv 0|iûv IlaTptda ÔouXooOva; ^uaoïô*, o d 'àfpoo^Svac.

(Anthol., 1. m.) ' D. L., X, 1.

> Diod. Sic, XL1II, 8. C'est dans ce voyage à Lampsaque qu'il essuya un naufrage où il faillit périr. Pîut., N. pom suav. viv. Sec. Ep., 6.

^ D. L., X. i4p. à^yjvYÎaaaOac ôs tyj; axoXr,; ^tcov ôfvta duo icpb; tôt; tptâxovra. Id.> 15. cv MuT(Xr,yp xa\ Aa\L^OL%t^ ovon^aaaOat «x®^^^* 1^*> ^> ^*

«W HISTUIRK DE U f'SYaiOUIGIE DES GRECS

Cet enseignement qui avait déjà réuni des disciples et Iûqi d'abord ses trois frères ' et son esclave Mus, puis. Met» dore, Polyœnus, Léontius et Thémista, sa femme, Colotèsdi Lompsaque, Hermarchiis de Mytilêne, et qui lui avait attira la faveur des principaux personnages de Lampsaque, pti exemple, Idoméuée et Léontius, dura à ijeu près cinq ans' dont une année àM>'tilène, et quatre années àLampsaqnei C'est en 306, sous l'archontat d'Anaxic ratés, qu'Épicure Agé de 36 à 37 ans, revint à Athènes où, après avoii quelque temps suivi en commun les cours des maîtres ei possession du public *, il se décida à ouvrir une École qui la fut propre et qui prit son nom s; ses premiers disciples furen les amis qu'il s'était déjà faits à Lampsaque, et qui l'avaieu accompagné à Athènes, sauf Polyienus qui ne le rejtiigni qu'un peu plus tard. Pour installer son École, il fit choii d'un jardin situé dans l'intérieur de la ville et qu'il ache* au prix de 80 mines ^ à peu près 7,^00 francs. De là le non qui est souvent donné aux Épicuriens et par exemple p* Sextus Empiricus, oi àni tmt jh^ttoiv, car en grec comme ei latin on employait souvent le nom au pluriel, et quelqucfoi au diminutif, Horti, Hortuli '. Pline prétend qu'Épicnrefn le premier à établir son Ecole dans un jardin de la ville', (

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