‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 10 sur 268 · Ilisl. ÉccU's., liv. VI, cil. xi.iii · texte numérisé non relu

Ilisl. ÉccU's., liv. VI, cil. xi.iii

faveur de Corneille et excommunié Novatien. Il s W^\x la lettre que le premier lui a écrite pour lui annoncer son triomphe, mais il hésite encore. L'incertitude se prolonge jusqu à l'arrivée des deux prélats africains qui ont pris part à l'élection de Corneille, et le concile de Carthage ne le reconnaît qu'après les avoir entendus. La question des apostats fut enfin débattue. On ne les repoussa point de TËglise, mais on les soumit à un minutieux examen de leur faute et de leur repentir, ainsi qu'à une longue et dure pénitence.

C'est de Carthage et non de Rome , c'est de Cyprien et non de Corneille * que part cette décision canonique. Elle fait loi dans l'Église , et c'est seulement après l'avoir reçue qu'un autre concile est convoqué à Rome par son évéque, pour adhérer purement et simplement aux canons de l'église de Carthage ^. Saint Cyprien montrera-t-il la même déférence pour le siège de Rome quand il se trouvera dans la même situation que le pape Corneille par l'intrusion d'un certain Fortunat, que les Xovatiens d'Afrique lui opposent pour compétiteur en protestant contre la sentence qui les a frappés? Non, il n'en appellera point au jugement de celui qui lui a demandé le sien. Il sait que Fortunat et ses adhérents sont partis pour Rome, et ne s'inquiète guère de ce qu'ils peuvent y faire; et quand saint Corneille, ébranlé par leurs menaces, demande des explications à révè(|ue de Carthage en se plaignant de n'avoir point reçu d'avis de

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