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les habitudes impériales de Constantin et de Théodose, imposèrent des lois à l'Église sans que Félix leur en disputât le privilège. Ce n'était plus ni Théodoric ni Justin. Dieu en avait disposé. Le jeune Athaiaric était monté sur le trône de son aïeul sous la tutelle de sa mère Amalasonte; et Justinien était resté seul maître de rOrient. Félix osa se révéler. Il sollicita et obtint de la régente l'abrogation de la loi de Yalentinien II qui autorisait l'appel des jugements du pape aux magistrats séculiers. Un nouvel édit lui accorda le droit exclusif de juger les clercs ou de leur donner des juges, et ne leur permit de recourir à la puissance séculière que dans le cas d'un déni de justice de la part de l'autorité ecclésiastique. Une , forte amende fut infligée à celui qui s'adresserait même à la couronne avant d'avoir recouru à la juriàiction du sain^siége ^
Justinien fut plus fécond en lois ecclésiastiques. On sait que son règne fut surtout célèbre par l'ordre qu'il apporta dans le chaos de la législation romaine, par la classification de lois de l'Empire, dans trois ouvrages qui réglèrent et règlent encore en quelque sorte la jurisprudence civile. Deux cents lois nouvelles y furent ajoutées par sa sagesse; et, convaincu comme tous les rois de ce temps que l'Église était dans l'État, il ne l'oublia point dans la distribution de sa justice. Par une constitution du 21 février 528, il obligea les évéques à résider dans leurs diocèses, pour que les églises fussent mieux gouvernées et que leurs revenus ne fussent pas employés