‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 13 sur 268 · Epiât. G · texte numérisé non relu

Epiât. G

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celle suiMviiialie n'esl pas érigée eu druil. La dî^'iiité de méiropoliuin, de patriarche et les privilèges attachés à ces litres iic seront reconnut que quatre-vingts ans apr^ par le concile de Nicée ; et nous verrons que le métropolitain de Rome ne Ait pas mieux traité que les autres.

Après ces témoignages irrécusables, que dire de toutes les fraudes historiques, de ces altérations de textes, qui dans le moyen âge et même de nos jours, n*ont pas d* autre but que d'établir la suprématie de Rome dès les premiers temps de T Église? Voyez le jésuite Labbe, qui dans son Hisêoù'e des Cancileê^ ramasse tous les documents vrais ou apocryphes d'où peut résulter cette suprématie et qui en invente au besoin. Vous n'y trouverez pas un chapitre qui ne porte (*e titre : Concile tenu sous tel pape ; et cela dès les premiers siècles, en Italie, en Espagne, en Orient, quand ces conciles s'assemblaient tous d'eux-mêmes ou sur la convocation d'un titulaire du siège apostolique, sans que révêcjue de Rome se dou-. tât de leur existence. Ces suscriptions sont donc souverainement absurdes, surtout en ce qui touche TOrient. La vraisemblance ne commence à Tégard de TOccident qu'aux lettres de Faustin de Lyon et de saint Cyprien, c'esl-à-dire à l'an 253 de l'ère chrétieune ; et il est fâcheux que la suite de cette aifaire nous soit inconnue. Ou ne trouve nulle part la réponse d'Etienne à Tévèque de Carthage. Nul ne sait si les prélats de la Gaule furent convoqués, et si Martien fut déposé et remplacé par eux '•

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