‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 130 sur 268 · I. FIcury, liv. XXXIH, ch. lvi et lvii · texte numérisé non relu

I. FIcury, liv. XXXIH, ch. lvi et lvii

lui sans doute, avaient péché sans le savoir ^Mais il île parlait pas de Théodore de Mopbuesle, et on persistait à ne pas vouloir le comprendre. Les persécutions n'y faisaient rien. Elles ne déshonoraient que lui-même, et quoiqu'altaché à la foi de son empereur, le pieux Narsès ne se prétait pas toujours aux violences de ce pape. Les voies de rigueur répugnaient à sa charité, et Ton disait alors que Thomme de guerre agissait en pasteur et le pasteur en homme de guerre.

Jean III succéda à Pelage en 560, mais si Grégoire de Tours n'avait raconté Thistoire scandaleuse de deux frères évêques de la Gaule, les treize années de ce nouveau pontife n'auraient pas laissé de trace dans l'histoire. Ces évêques étaient Sagittaire de Gap et Salonius d'Embrun, qui se déshonoraient tous les jours par des dévastations, des meurtres et des adultères. Un concile, assemblé à Lyon par le roi Gontran, les ayant dépouillés de leurs sièges et de leur dignité, ils en appelèrent au siège de Rome. Jean III, abusé par leurs mensonges, enjoignit au roi, c'est Thistorien qui parle, de les rétablir dans leurs diocèses; et Gontran obéit, dit encore le bon évêque de Tours. Mais cette indulgence ne fit que les encourager à commettre de nouveaux crimes, et un synode de Chalons-sur-Saône ayant renouvelé la condamnation, en y ajoutant même le crime de lèse-majesté, ils furent enfermés cette fois dans le monastère de Saint- Marcel, sans qu'on nous ait dit ce que Jean III en avait peasé>.

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