‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 132 sur 268 · I. DitserL Bitlor, turUi eoneilet, S. Epitl. II et m · texte numérisé non relu

I. DitserL Bitlor, turUi eoneilet, S. Epitl. II et m

citations fausses et des passages tronqués ou altérés. Pelage leur communique en vain les originaux. Ils en reviennent toujours à leur concile, et les persécutions ne sont pas plus efficaces que les prières. Lé peu d'évêques qui se rendent à ses instances ou à ses colères, sont maltraités par leurs collègues et par les peuples. Aucun ne se séparait cependant de sa communion, de son obédience. Ils ne lui contestaient que son infaillibilité.

Ce schisme n'était pas le seul tourment de Pelage II.

A peine délivrée de la tyrannie des Goths, ritalie était

dévastée par une nation plus barbare. Les Lombards

exerçaient leurs affreux ravages jusqu'aux portes de

Rome. Longin, qui avait succédé à Narsès sous le titre

dexarque, que portaient depuis quelque temps les

gouverneurs de l'Afrique, n'avait pas osé établir le

siège de sa domination dans une ville tant de fois prise

et reprise. Il avait préféré Ravenne à Rome, et il ne

montrait ni l'énergie ni la capacité de l'eunuque qu'il

avait remplacé. Les Romains, abandonnés par le nouveau

lieutenant de l'empereur, supplièrent le pape de

transmettre leurs doléances à la cour d'Orient, et un des

sept diacres romains partit pour G )nstantinople. Ce

diacre était le moine Grégoire qui devait être plus tard

un des plus illustres possesseurs du saint-siége. Pelage

le chargeait en même temps de l'excuser auprès de César,

de ce qu'au moment de son élection, il n'avait pas

demandé l'approbation de son souverain », parce que

les Lombards étaient alors maîtres des environs de Rome

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