Maimbourg, Pont, de taint Grégoire
allait illustrer. Il y conserva toutes les austérités du monastère, il ne dérogea point à la simplicité dans laquelle il voulait vivre. Sa maison, son église même furent sans faste. Le soulagement des pauvres fut Tunique emploi de ses revenus; et l'instruction du peuple et du clergé devint sa plus chère occupation. Je ne crois pas nécessaire de rapporter les lettres qu'il écrivait de tous côtés pour se plaindre de la contrainte qu'il avait subie ; mais il en est une que je ne peux passer sous silence. C'est celle qui est adressée à l'évêque Jean de Ravenne, où il énumère tous les devoirs que sa charge lui impose, toutes les qualités qu'elle exige : la science, la vertu, le courage, la fermeté, l'amour du travail, l'application à la prière, à l'instruction du peuple, l'humilité, le zèle, l'examen constant de sa propre conduite.
Cette lettre fort volumineuse fut nommée le Pastoral psLt l'Église, présentée comme la règle d'une sainte vie à tous les pontifes futurs; et le nombre des Papes qui l'oublièrent est plus considérable que le nombre de ceux qui daignèrent s'y conformer. Son respect pour la puissance temporelle n'éclate pas seulement dans la reconnaissance du privilège qu'elle avait de confirmer l'élection des évéques de Rome comme des autres. Mais, en écrivant à Sévère, évéque d'Aquilée, il reconnaissait le droit qu'avait l'empereur de convoquer les conciles ^ Et comment l'aurait-il nié, quand les rois Contran d'Orléans et Childcbert de Paris ne cessaient d'assembler en synodes les évéques de leurs royaumes? Il lui était difficile encore