Grég., EpuL m et IV
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» dç garder les anciennes sans y être inquiétés ^ i II les engagea à rentrer dans leurs domiciles, à prier dans leurs temples, et défendit aux évoques d*y apporter le moindre obstacle. Mais comment ordonnait-il en même temps aux évêques de Sardaigne d'employer la violence pour convertir les païens de leur île? Il parait que les paysans y étaient tous idolâtres, et que ces évoques même en avaient à leur service. Grégoire menace d'un châtiment exemplaire ceux d'entre eux qui en conserveront, et qui ne les co!ivertiront pas *. Il s'en prend même aux propriétaires qui les emploient ', et chose étonnante, qui fait supposer un étrange privilège qu'auraient acquis ou usurpé les églises, il commande aux évêques de charger ces païens d'une si forte taille qu'elle les oblige à entendre raison ^, Ainsi les idolâtres étaient à ses yeux plus coupables que les Juifs; et, quelque soin que prenne le Père Maimbourg ^ de justifier cette distinction, il est ditticile de se rendre compte de cette distribution de la justice.
Grégoire fut plus constant, plus invariable dans .la question des appels au saint-siége. L'évêque Adrien de Thèbes était depuis longtemps en guerre ouverte avec Jean de Larisse, et ce métropolitain d'illyrie l'ayant déposé, Adrien en appela à l'évêque de Rome. Grégoire écouta ses plaintes, examina l'att'aire, reconnut l'injustice