‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 169 sur 268 · Hiti. univ,f tom. XXXII, p · texte numérisé non relu

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protestant dont Gibbon reconnaît cependantla bonne foi K Ce même Gibbon, tout protestant qu'il est lui-même, croit à cette donation, mais il suppose qu'elle était seulement verbale, se fondant à cet égard sur l'opinion de Lefèvre de Saint-Marc qui l'avait consigné dans son Abrégé chronologique de Vhistoire d'Italie.

Toutes ces contradictions auraient pu disparaître, si on avait voulu examiner la conduite ultérieure de Charlemagne et la situation politique où il laissa Tltalie. Disons d'abord que Charlemagne aurait donné ce qui ne lui appartenait point encore, puisque le siège de Pavie n'était pas terminé. C'est à son retour que cette ville se rendit et que Didier lui céda tous ses États, pour aller s'enfermer et mourir dans le monastère de Corbie. Adalgise,son fils, se réfugia à la cour de Constantinople, où il intrigua vainement toute sa vie pour se faire rendre l'héritage de son père. La veuve et les fils de Carloman, dont Didier avait voulu se servir, avaient déjà été pris dans Vérone et relégués dans un autre cloître. Le royaume d'Alboin et de Luitprand fut anéanti; et Charlemagne joignit au titre de roi des Français celui de roi d'Italie que les derniers rois Lombards s'étaient adjugé. Ce titre lui fut conféré par Thomas, archevêque de Milan, qui ceignit son front de cette couronne de fer qui s'est reproduite de nos jours. C'est sous le titre de roi d'Italie que son secrétaire Eginhard nous le représente dés ce moment dans ses Annales^ et ce témoignage contemporain ne saurait être démenti par aucun autre. C'est en

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