‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 174 sur 268 · Lib. CaroL · texte numérisé non relu

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d'Orient y étaient fort maltraités, et malgré l'approbation du pape on refusait de reconnaître et d'adopter la décision du concile. Les évoques français allaient même jusqu'à s'étonner de n'avoir pas été appelés, reproche d'autant plus remarquable que jusque-là le pape seul avait été invité à ces réunions orientales comme représentant de l'Église d'Occident, et que jamais ils ne s'étaient plaints d'un pareil oubli. Était'-ce un commencement de ces libertés que reprenait l'Église gallicane, ou une précaution de Gharlemagne contre l'abus que les Papes pouvaient faire de ses concessions? Cette dernière version serait autorisée par l'étrange serment qu'avant la première entrée de Gharlemagne dans Rome, le pape et le roi avaient prêté de n'avoir aucun mauvais dessein l'un contre l'autre *. L'abbé Fleury ne veut voir dans cette opposition qu'une preuve de la prévention des Latins contre les Grecs. Mais Adrien devait en être blessé ; et il le fit voir dans sa réponse au roi de France quand Angilbert, abbé de Gentule, lui eût apporté ce manifeste. Il lui rappelle dans une longue lettre tout ce que les Grégoire ont décidé. Il nomme douze Papes qui ont fait faire des images pour leurs églises, il le prie de se souvenir que douze évéques français ont assisté au concile de Rome qui en a ordonné le culte.

Ge n'est point la lettre d'un Agapet ni d'un Gélase. Adrien ménage un conquérant qui le protège, qui est son unique appui, le maître absolu de l'Occident, le maître de Rome, le guerrier dont l'épée lui est nécessaire,

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