L'Astronome, an
rebelles, qui les évêques du parti de l'empereur le menaœot de reicommunier lui-même s*il témoigne la moindre velléité de les condamner. 11 a penr même d'être déposé par eux; et quand le factieux Vala reièTe son courage, il passe de la faiblesse i Tinsolenoe % en leor écrivant sous la dictée de ce moine rebelle qa*ils doivent lui obéir plutôt qu'à Tempereur. Il assiste en Alsace, dans un lieu que l'histoire a flétri du nom de Ckatmp du Mensonge, i la première humiliation de ce malheureux prince, il souffre qu'on s'y serve de son autorité pour prononcer la déchéance d'un empereur ; et, peu de jours après, il reprend le chemin de Rome, désolé, dit-on, des affronts que les enfants ont fait subir à leur père. Mais l'usage qu'on a fait de son autorité le console facilement de ce chagrin. Il saisit cette occasion d'élever la puissance ecclésiastique au-dessus de la royauté, dans une lettre qu'il adresse aux évéques de France; et quand l'empereur Louis est rétabli, il craint les effets de sa témérité. Il s'adresse à cette même puissance qu'il a voulu abaisser, el lui demande un décret qui appartiendrait évidemment à l'autorité ecclésiastique, puisqu'il s'agit de fixer au 1" novembre la fête de tous les Saints. Les évêques rebelles se montraient plus opiniâtres dans leurs atteintes à la puissance séculière. Maîtres de l'esprit des peuples, ils les armaient contre le maître de l'empire, et justifiaient tous les attentats des enfants de leur souverain. Ces prélats qui tremblaient et rampaient tous sous le glaive de Gharlemagne, abusaient maintenant