Maimb., Ut. II, p
plia grossièrement des noms de brouillon, d'esprit arrogant, factieux et vindicatif, la noble victime d'une faction ini|)udente et d'une vengeance sacrilège. Il l'exila enfin dans la ville de Trêves, aux extrémités de l'empire d'Occident. Telle est cependant son estime pour le saint docteur que frappe sa colère, qu'il n'ose en mcme temps prononcer sa déposition; et s'il faut en croire Tliéodoret * et Sozomène ^, Constantin ne mourut point sans avoir ordonné qu'il fût rendu aux larmes du peuple d'Alexandrie. Nous le voyons en elfel, peu de temps après la mort de l'empereur, renvoyé en Egypte par Constantin le Jeune à (jui vient d'échoir l'empire d'Occident. Une lettre du nouveau C«»sar l'accompagne même dans sa métropole, où l'accueillent les joyeuses acclamations du peuple et du clergé. Deux ans d'absence n'ont pas plus atfaibli leur respect, que ne l'avaient fait les calomnies d'Eusèbe.
Mais en changeant de maître, cet indigne favori n*a changé ni de position ni de sentiment. Les transports des Alexandrins le font pAlir. Sa fureur se ranime au bruit de leur enthousiasme. Il ose soutenir qu'un évé(|ue déposé par un concile ne peut être rétabli que par un autre. C'était la doctrine de l'Eglise primitive. Mais le concile de Tyr n'avait point déposé Athanase, il s'était borné -à le condamner; et quand même il en eût prononcé la déposition, l'empereur n avait point ratifié la sentence; et l'Église chrétienne, devenue religion de