‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 33 sur 268 · I. Ditcoufs sur VHist. unir · texte numérisé non relu

I. Ditcoufs sur VHist. unir

i. Maimb., l. I, p. 366 ; Socralf, Mr. II. ch. xvm.

trempe d'Âthanase sont rares ; et parmi les successeurs des premiers martyrs on compte déjà les esprits élevés et les grands caractères.

Un homme disparut de la scène du monde, et le monde changea de face. Une conspiration ôta l'empire et la vie à Constant ; et l'usurpateur Hagnence, battu à Mursa le 28 septembre 351 par Tarmée de l'empereur d'Orient, livra par sa fuite et par sa mort les provinces d'Occident au dernier et au plus indigne des fils de Constantin. L'arianisme fit irruption dans cette partie du monde chrétien sous les drapeaux de Constance, qui, selon Sulpice Sévère S les suivait en lâche sans oser tirer Tépée. Le pape Jules n'eut pas longtemps à pleurer ce double désastre. Sa mort arrivée le 12 avril 358, fit passer le siège de Rome à Libère que les ennemis d'Athanase devaient livrer à de rudes épreuves. Constance était toujours à leur tête, mais soit qu'il rougit de manifester toute sa lâcheté en chassant brusquement d'Alexandrie le patriarche qu*il y avait rappelé lui-même, soit qu'en entrant dans les provinces de Torthodoxie, il craignit de révolter les nombreux évéques qui en dominaient les populations, il les convoqua dans la ville d'Arles pour leur soumettre encore une fois le différend des deux Églises. Le nouveau pape Libère ne jugea point à propos de s'y rendre. Comme ses prédécesseurs, il se fit représenter par Vincent de Capoue et deux autres légats. La politique du pape Sylvestre était à cet égard devenue la règle du saint-siége. Ce concile s'ou-

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