‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 5 sur 268 · Tillemont, t. î, p · texte numérisé non relu

Tillemont, t. î, p

derne' s'est borné à dire qu*il y avait seulement établi une sorte de résidence. L*épiscopal de saint Pierre ne résulte pas du texte de saint Irénée, II dit bien que le siège de Rome conserve la tradition de la foi des apôtres, que, vu l'importance, la puissante autorité de cette K^'lise, il est nécessaire que tous les fidèles de la chrétienté la considèrent comme la dépositaire delà doctrine apostolique ; mais il ne dit pas que saint Pierre en eût été le premier évoque. Il affirme au contraire que les deux fondateurs et instituteurs de cette Église en donnèrent l'administration à saint Lin ^. Je reviendrai à l3 fin de ce chapitre sur cette puissante autorité dont parle le prêtre de Lyon. Je ne m'occupe en ce moment que du prétendu épiscopat de saint Pierre. Eusèbe est à cet égard plus affirmatifqu'Irénée. Il parle d'Evodius, comme étant le premier évêque d'Antioche, et de saint Lin, comme le premier des évéques de Rome. Il ne laisse à saint Pierre que l'honneur de les avoir consacrés. Lactance enfin, que nous venons de voir attester le martyre, ne parle point du pontificat. Il faut descendre à la fin du quatrième siècle pour trouver une assertion positive. C'est saint Jérôme qui la donne, tant pour répiscopat d'Antioche que pour celui de Rome. C'est lui qui fixe à vingt-cinq ans la durée du dernier, et qui le fait ainsi remonter jusqu'à la quarante-unième année de Jésus-Christ, c'est-à-dire à l'empire de Claude, sans voir que cela contrarie un peu les Actes des A poires.

1. Dom Bruys, HUt. de» Papes, t. 1, p. 0. i. IréDée. liv. Ill, p. 175. Kd. 1709.

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