‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 51 sur 268 · I. Uv. lY, p · texte numérisé non relu

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son trône; et pendant les trois ans de son séjour à Milan ou à Rome, Théodose s'efforça d'extirper en Occident les restes de i*hérésie et du paganisme.

Trois faits importants pour l'histoire du sacerdoce chrétien signalèrent l'ascendant qu'il pouvait déjà prendre sur les maîtres du monde, quand il agissait sur une piété sincère, sur un esprit superstitieux, par l'action énergique d'un caractère intraitable. Ce n'est point par révoque de Rome que seront donnés ces exemples de fermeté. Syrice, toujours effacé par Ambroise, compte à peine dans le mouvement du monde catholique dont il se dit ou se ci^it le chef. C'est encore par Tévéque de Milan que sera exercée la puissance sacerdotale, mais Rome en profitera plus tard. L'évêque de Callinique, petite ville de la Perse, ayant excité des moines turbu* lents à brûler une synagogue et un temple de Valenti* niens, le maître de la Milice d'Orient avait condamné l'évéque à les rebâtir à ses frais; et cette sentence avait été ratifiée par Théodose, qui, malgré son orthodoxie, tolérait encore les juifs et les restes de cette secte du prêtre Valentin qui régnait depuis deux siècles malgré l'extravagance de ses doctrines. Ambroise ne conçoit pas cette contradiction dans la conduite d'un César catholique. Il écrit à Théodose pour le prier de révoquer un édit qui place un évêque entre la prévarication et le martyre. Cette lettre étant demeurée sans réponse, Ambroise apostropha l'empereur du haut de la chaire. Il refusa d'achever le sacrifice divin en sa présence, il lui arracha enfm par l'opiniâtreté de ses admonitions la révocation d'un édit qui était de toute justice, et l'évéque

de Gàlliniqde fut absous d'une violence que l'empereur ftvaii eU raison de punir ^

Quelque temps après. Théodose ayant porté son offrande à l'autel, restait debout dans le sanctuaire. Il s'en croyait lô droit, car il agissait ainsi dans les églises de Constantinople et il suivait en cela l'exemple de Constantin. Mais Ambroise lui fit dire par un archidiacre quil en était autt^ment dans la sienne, que le sanctuaire n'était fait que pour les ministres du Seigneur; et l'empereur se retira dans la nef en remerciant même Tévéque de lui avoir appris son devoir de chrétien. Il oubliait dans le premier de ces actes que le pr^iier devoir de l'autorité souveraine est de faire respecter ses sujets dfems leur foi^tune et dans lôUr vie, et dans le second il abandonnait les droits d'cvêque des évévjues, que, depuis Constantin, ses prédécesseurs avaient constainment exercés. Il ouvrait ainsi la porte aux abus qui ont fait subir plus tard tant d'humiliations aux princes de la terre; et certes les écrivains ecclésiastiques ont eu quelque raisoh d'en faire un grand homme. Us devaient le récompenser d'avoir soumis ainsi l'Ënipire au Sacerdoce. Mais latfaire de Thessalonique se présente sous un autre aspect. Théodose avait fait égorger les habitants de cette ville d'IUyrie^ pendant tes jeux du cirque, pour la punir d'une sédition dans laquelle avait péri un de ses capitaines. S'il eût, comkne juge suprême^ découvert et condamné les coupables comme dans l'affaire de GalliniquC) il n'y aurait eu que justice. Mais en livrant au

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