‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 69 sur 268 · I. H9C,fU$ c<me., t. II. Bpkt. f · texte numérisé non relu

I. H9C,fU$ c<me., t. II. Bpkt. f

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lettre d^ns laquelle il rappelait queTOccident tout entier était soumis à la discipline romaine; et il en donnait pour principale preuve une affirmation à laquelle ses prédécesseurs n'avaient pas encore songé. C'est que saint Pierre et ses successeurs avaient institué tous les siégea d'Italie, d'Espagne, de la Gaule, de la Sicile et de l'Afrique. Bien des témoignages contraires déposaient contre cette prétention nouvelle. Saint Paul de Narbonne, saint Aphrodise de Béziérs étaient venus directement d'Afrique dans la première année de l'Église. Saint Pothin de Lyon et beaucoup d'autres n'avaient point reçu de Rome leur institution canonique. Les protestations de saint Cyprien et des évéques espagnols avaient eu un asseï grand retentissement dans le monde catholique. Maia Innocent l'oubliait ou feignait de l'ignorer; et son ambition croissait avec ses années, car longtemps après le concile de Trêves, il écrivait à ceux de Milève el de Carthage \ qu'il était de droit divin de le consulter sur les causes ecclésiastiques du monde entier, avant de les traiter dans les synodes provinciaux.

Ses motifs ne furent pas plus admis que ses privilèges. Les évéques réunis à Trêves ne lui soumirent pas même leurs décisions. Les évéques d'Afrique avaient tenu depuis son avènement un assez grand nombre de conciles sans le consulter. Ils avaient même fondé un concile annuel pour l'administration de la province : et l'âme de ces assemblées était ce même Augustin que les avocats du saint-siége considèrent comme un des plus grands

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