‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 83 sur 268 · I. ConcUe d'ÉpKète, t. III, p · texte numérisé non relu

I. ConcUe d'ÉpKète, t. III, p

dispute nouvelle qui enlèvera à ce siège ce qu*il croit avoir gagné sur l'indépendance des Orientaux.

Ce ne fut point du temps de Célestin, qui mourut le 6 avril 432, ni sous le pontificat de Sixte III. Celui-ci ne fit que suivre la politique de son prédécesseur, observant avec un soin particulier les suites du concile d'Éphèse, prêchant les dissidents, conseillant aux deux partis la concorde et la charité, applaudissant à leur réconciliation, qui ne fut jamais ni complète ni exempte de récriminations. Mais la prépondérance de Constantinople le gène encore. Il écrit aux évéques d'Illyrie pour leur enjoindre de ne pas reconnaître le troisième canon du concile de 381 qui a décerné le second rang à la capitale de rOrient dans la hiérarchie des Églises. C'était une des préoccupations des évêques de Rome. Il soutient l'autorité du siège de Thessalonique, leur rappelle que l'Illyrie entière lui est soumise, les prémunit contre les prétentions du métropolitain de Constantinople; et pour fortifier celui de Thessalonique, il lui redonne le titre de vicaire du siège apostolique '. Il détruit même à son profit Tancienne métropole deCorinthe; et fait ainsi reconnaître sa puissance spirituelle jusqu'aux portes de Constantinople. Je ne puis finir le pontificat de Sixte III sans signaler une réminiscence d'indépendance, de la part des évéques d'Occident. Un jeune clerc, nommé Armentarius, ayant été irrégulièrement appelé à l'évéché d'Embrun, les évéques de la province s'assemblèrent d'euxmêmes à Riez, sous la présidence de l'évéque d'Arles,

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