‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 84 sur 268 · Fleury,Uv. XXVI, ch. xxxix. Cotu,, t. IV, p · texte numérisé non relu

Fleury,Uv. XXVI, ch. xxxix. Cotu,, t. IV, p

cassèrent l'élection de ce jeune clerc, le déclarèrent incapable d'occuper une église de ville, d'être employé même dans le diocèse d'Embrun, et firent procéder à une élection nouvelle S sans qu'il soit mention de l'intervention de Rome. Ce synode provincial fit même des règlements disciplinaires qui devinrent des lois pour toute l'Église occidentale.

Léon I", dit le Grand, succéda à Sixte III en 440. C'était un clerc d'un grand mérite que le cardinal Noris a . considéré comme le seul capable d'occuper le saint-siége dans des temps aussi orageux, et qui, au moment de son élection, terminait une négociation importante. Albin et Aêtius, généraux des armées romaines dans les Gaules, étaient près d'en venir aux mains; et leur dissentiment enhardissait les Barbares qui menaçaient les frontières de l'empire. Le faible Valentinien III, fils de Constance et successeur d'Honorius, n'ayant pu réprimer ce désordre, avait eu recours à l'adresse et à l'éloquence de Léoi\ qui n'était alors qu'archidiacre de l'Église romaine. Ce prêtre se rendit dans les deux camps, fit sentir aux deux généraux le danger de leur division et eut la gloire d'apaiser ce commencement de guerre civile. Dès son exaltation, qui fut sans doute la récompense de ce service, il s'efibrça d'arrêter par de nombreux règlements les scandales que produisait en Occident le relâchement de la discipline. C'étaient encore des décrets contre l'incontinence des prêtres, la multiplicité de leurs concubines et l'opiniâtreté des sous-diacres à repousser la loi du célibat.

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