I. Baron., an. 451, parag
sion de c^ nouveau symbole, et conformément à leurs instructions qui leur défendaient de laisser remettre en question {a foi catholique, ils soutinrent que le Symbole deNicée et la }ettre du pape Léon qu'avaient approuvée la plupart d^ évéqu^s d'Orient, devaient suffire à l'Église. I^e Patrice Anatole n'en dut pas moins ouvrir la discussion ; et tout en admettant cette lettre du pape comme article de foi, oif voulut faire sans doute un acte d'indépendance en y changeant une simple préposition, te pape avait dit une personne en deux natures. L'auteur de la nouvelle formule disait : de deux natures. C'était puéril sans doute; mais cette puérilité même attestait l'importance qu'on attachait à une modification quelconque. Les légats le sentirent si bien qu'ils menacèrent de se retirer et de faire assembler un nouveau concile en Italie. La menace était ridicule. Aucun évéque d'Orient p'eût assisté à ce concile et le pape n'y eût rien gagné. On en référa à l'empereur qui maintint la nécessité d'une rédaction nouvelle, et il ordonna qu'une commission serait chargée de la faire. Cette commission fut singulièrement choisie. On y admit Juvénal de Jérusalem, que l'évêque de Rome avait excommunié comme complice de Diioscore. Elle rejeta cependant la nouvelle formule, et revint à la lettre du pape Léon ; mais on en fit un nouveau décret à la signature duquel Marcien voulut assister, et que les légats souscrivirent, toujours comme les représentants du chef de TÉglise universelle.
Ce nouveau trait de vanité eut moins de çuccès encore- Le patriarche de Constantinople ne voulait pas que ce grand nombre d'évêques se dispersât, sans que son ^ié^e
obtipi \m açcroî^fp^nt d* autorité; çt pomme il n'igporait pas Topposition de Tévêque de Rome, il mit son ambition sous le patronage de l'empereur. Harcjen engage^ en effet les Pères du concile à différer leur départ 4^ quelques jours sous le vague prétexte qu'il pouvait surgir d'autres affaires; et le 31 octobre, dans la onzième séano^^ à la grande surprise des légats, il fut proposé d'éten^jre la juridiction du patriarche sur les évèquesdu Pontet de l'Asie Mineure. C'était braver la jalousie des Papes romains qui n'avaient pas encore reconnu le rang qu^ lui avait donné le second concile œcuménique. Ils affectaient au contraire de le maintenir au cinquième rang des métropolitains; et saint Léon avait soutenu lui-méipe que la décision de ce concile n'avait jamais été exécutée. Hais l'empereur et les évoques d'Orient n'avaient pa^ tenu compte de ces protestations dç Rome. Le métropo^ litain de la nouvelle capitale, fort de la protection de ses maîtres, avait sans cesse accru ses attributions et se^ privilèges. Borné d'abord aux évêchés de la Thrace, il avait empiété sur la juridiction d'Antioche, risqué même des actes de suprématie sur les deux provinces qu'il réclamait, et la proposition de son archidiacre Aétiu^ n'avait pour but que de faire légitimer cette usurpation. Les légats se retirèrent à l'instant même, déclarant qu'ils ne prendaient aucune part à une délibération pareille. Mais leur retraite n'arrêta point le concile. Il n'étaU point fâché, comme l'observe Tillemont*, d'humilier ^o^ gueil des Occidentaux. Ils décidèrent sans désemparer