‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 98 sur 268 · Félix, Epiti. I et IL · texte numérisé non relu

Félix, Epiti. I et IL

%. Félix, EpùL VI; Hi$t. des eone,, t. IV, p. 1073.

représailles d*un pontife qui perdait tout le terrain que saint Léon avait gagné. Ils achetèrent même à prix d'or le diacre qui avait apporté ces vains anathèmes, et le renvoyèrent apostat au pape Félix qui le fit excommunier à son tour. Le patriarche se vengea en même temps des catholiques orientaux. Il les chassa de leurs Églises, leur substitua les partisans d'Eutychès, les signataires de Xhénotique de Zenon, montra enfin par toutes ses violences qu'il ne reconnaissait plus à un évéque d'Italie le droit d'imposer ses volontés aux évêques d'Orient. Sa mort ne mit point un terme à ce schisme. Son successeur Flavitta essaya de ménager les deux partis. Mais Félix ne voulut rien céder, il traita ses ménagements de duplicité criminelle, chassa ses envoyés de la ville de Rome et refusa de communiquer avec lui *. Flavitta n'eut pas le temps de répondre. Il mourut en 490, après quatre mois de pontificat, et fut remplacé par Euphémius qui parut un peu plus docile. Il se hâta de rompre avec Pierre Monge, pour apaiser l'évêque de Rome, mais il inscrivit dans les dyptiques les noms d'Acace et de Flavitta, espérant peut-être que le pape n'en saurait rien. Cet espoir fut trompé par le zèle des moines acémètes qui ne laissaient rien ignorer à Rome de ce qui se passait à Gonstantinople, et le nouveau patriarche ayant donné avis à Félix de son élection, ce pape refusa de l'admettre à la communion de son Église.

La mort de Zenon ne termina point ces hostilités,

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