‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 99 sur 268 · Thdophane, p · texte numérisé non relu

Thdophane, p

malgré Tacte do bassesse qui en fut la suite et qui flétrit le caractère du pape Félix. Cet empereur, qui s'enivrait sans cesse, et dont la laideur et les vices avaient inspiré un profond dégoût à son épouse Ariane, avait été surpris dans un moment d*îvresse par cette adultère. Elle l'avait fait enterrer vif et lui avait substitué son amant le Macédonien Anastase, qui était un simple silentiaire à la cour de son maître. Ce crime, cette barbarie ne révoltèrent point Tévêque de Rome. Il s'empressa au contraire de féliciter le nouvel empereur, l'assura de ses respects et de son obéissance, comme il Pavait fait à Tégard de Zenon en prenant possession de son siège*. Mais il mourut lui-même peu de jours après, le 2o février 492, sans avoir reçu le prix qu'il attendait de sa faiblesse : l'Africain Gelase hérita de son pontificat, et montra plus de dignité dans son ambition. Il parait qu'il avait négligé à dessein de donner avis de son élection au patriarche Euphémius que Félix n'avait point reconnu ; et ce patriarche s'étant plaint à lui de cet oubli de l'usage constant de toutes les Églises, Gelase lui fit sentir dans sa réponse qu'il ne pouvait communiquer lui-même avec un évêque qui persistait à défendre la mémoire d'Acace contre les anathèmes du saint-siége. f Oui, lui dit-il, nos pères étaient dans l'usage de faire » part de leur élection aux évêques de leur communion. » Mais vous avez préféré une société étrangère à celle de » saint Pierre. Acace, dites-vous, n'a rien avancé contre

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