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contrarier la mission de ces bandits. Mais avant que les troupes du nouvel exarque ne fussent prêtes, le complot avait été découvert et puni par la mort des assassins. Le patrice Paul connaissait trop bien son maître pour être retenu par cet échec. Il se disposa à marcher sur Rome, après avoir envoyé sans doute au pape une lettre de Tempereur qui lui promettait sa protection s'il obéissait à son édit, et le menaçait en même temps de déchéance s'il persistait dans sa rébellion.
Grégoire II ne répondit que par Texcommunication de Texarque, et ses messagers allèrent de tous les côtés implorer de» secours *. La révolte fut générale. Les citoyens de Rome, les peuples de la province d'Âncône abattirent les statues des empereurs d'Orient et proclamèrent leur indépendance. Le peuple de Ravenne prit part à cette rébellion, combattit les troupes impériales, massacra les briseurs d'images, l'exarque lui-même, et ne se distingua des autres rebelles qu'en restant fidèle à l'empire. Il craignait que sa ville ne perdît son titre de capitale, pour n'être plus qu'une dépendance de Rome. Naples suivit l'exemple de Ravenne. Le peuple massacra le gouverneur et son fils qu'on accusait d'avoir aussi envoyé des assassins pour se défaire du pape, mais il resta également sous la domination de l'empereur. Le roi des Lombards Luitprand voulut profiter de ces désordres. Il oublia que Grégoire II avait armé les Vénitiens contre lui, et feignit d'embrasser sa querelle; mais la mort de l'exarque et la défaite des troupes impériales encourageant