‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 5 sur 112 · Cb. XLIX · texte numérisé non relu

Cb. XLIX

relatif celui qu'on rend aux images des saints et le distingue par là du culte de latrie. Tout Forgueil du saintsiége déborde enfin. « Nous aurions pu, dit-il, ayant » Fautorité de saint Pierre, prononcer des peines contre » vous, mais puisque vous vous êtes donné vous-même la » malédiction, qu'elle vous demeure. » Il lui rappelle le sixième concile œcuménique, dont Constantin Pogonata fait exécuter les décisions, mais il feint d'oublier que ce Constantin Ta présidé, il ajoute que «les décisions cano- » niques n'appartiennent pas aux empereurs, mais aux » évêques; et que les empereurs doivent s'abtenir des af- » faires ecclésiastiques, comme les évêques s'abstiennent » des affaires civiles. » Il raye ainsi d'un mot tout ce qu'ont fait le premier Constantin, Valentinien et Théodose. Il est étonnant que dans sa colère il reconnaisse aux Césars le droit de présider les conciles. « Vous en » demandez un, poursuit-il. Où est l'empereur pieux » pour y prendre séance? Vous êtes un rebelle et vous » agissez en barbare. Vous croyez nous épouvanter en » disant que vous enverrez à Rome briser l'image de » saint Pierre et nous charger de chaînes; sachez que » nous sommes les arbitres de la paix entre l'Occident et » vous et que nous ne craignons pas vos menaces *. »

Ce langage était inspiré sans doute par le souvenir des heureux efforts qu'avait faits le peuple pour défendre Grégoire II, et l'empereur Léon dut se souvenir aussi des revers honteux qu'avait subis sa puissance en Italie, car il répondit avec plus de modération qu'on n'en devait

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